Notre devoir cosmique de sauvegarde de la vie intelligente

Pour expliquer ce Paradoxe de Fermi, des explications peu vraisemblables sont parfois avancées, même par des scientifiques. Certains prétendent ainsi que des extraterrestres avancés auraient envoyé un ambassadeur à la Maison Blanche s’ils existaient., n’envisageant même pas que des êtres capables de tels voyages pourraient avoir des raisons de ne pas se dévoiler. On peut aussi ne pas répondre à une invitation!

Ainsi, si on demandait à tous les mafiosi de la planète de venir s’inscrire à un bureau quelconque, il est probable qu’aucun ne se présenterait. Un autre bureau chargé de recenser « les citoyens les plus méritants » ne recevrait pas la visite des meilleurs de l’espèce, ces derniers étant aussi les moins enclins à clamer de telles qualités. Pourtant, il existe bien des mafiosi et des citoyens méritants sur notre planète. Ces exemples illustrent bien qu’il peut exister différentes raisons pour cette absence d’inscription extraterrestre dans nos ambassades.

Nous pourrions cependant être seuls dans l’univers, et notre espèce est menacée.  Tant que nous ne pourrons pas affirmer que d’autres êtres existent, nous devrions donc raisonnablement considérer que la vie universelle est en danger et tout faire pour la sauvegarder. Elle pourrait à tout moment être détruite.

Malgré une durée de vie sans cesse accrue pour la plupart des hommes, notre espèce en tant que telle est plus que jamais mortelle. Une expérience de ~13,6 milliards d’années est à la merci d’un simple choc d’astéroïde.

Quel gâchis en perspective !

 

Un simple astéroïde pourrait détruire notre planète et toute la vie qu’elle porte. Et cette vie pourrait être unique.

 

Mais si nous n’étions pas seuls dans l’univers, des êtres beaucoup plus avancés pourraient nous demander un jour des comptes sur la sauvegarde de la vie.

Notre refus de nous engager résolument dans cette sauvegarde serait en effet considéré par de tels êtres comme de la dernière irresponsabilité cosmique. Ils ne pourraient prendre le risque de laisser une espèce restée prédatrice comme la nôtre se répandre dans l’univers (les mauvaises herbes doivent un jour être arrachées).

L’allégorie de l’assurance voiture : Quelle confiance pourraient nous accorder des ET avancés si nous ne faisions pas tout pour sauvegarder une vie que nous devrions raisonnablement considérer comme unique jusqu’à preuve du contraire ? Personne ne se lancerait sur une route où les conducteurs roulent sans assurance !

Sans assurance-vie, nous ne sommes pas fréquentables !

Nos recherches sur la vie extraterrestre pourraient aboutir et nous délivrer de cette responsabilité écrasante de la solitude cosmique. Mais les risques qu’encourt la vie universelle sont nombreux, et même si nous ne sommes pas seuls, il nous faudrait encore raisonnablement accroître les chances de survie d’une intelligence cosmique si chèrement acquise et dont nous sommes de toute façon porteurs de la part humaine. C’est ce qu’attendraient de nous des extraterrestres avancés. Nous ne pouvons passivement attendre « que le ciel nous tombe sur la tête».

Une espèce avancée comme la nôtre doit résoudre ce problème de survie !

Nous devons « engendrer » une descendance cosmique !

Question : Les hommes n’ont-ils pas d’autres urgences ? Ils doivent tout d’abord s’occuper d’un avenir chaque jour plus précaire de leurs enfants. Ce n’est déjà pas si facile de survivre !

Réponse : Les deux problèmes ne sont pas forcément dissociés. La sauvegarde d’une vie peut-être unique relève de notre responsabilité collective. Nous nous soucions bien durant toute notre vie d’homme de l’avenir de nos enfants même si nous savons que la mort ne nous permettra pas d’en faire partie. Nous devrions de même nous soucier de l’avenir d’une descendance cosmique « que nous devrions mettre au monde ! »

Question : Que nous importerait le sort de l’univers et de son intelligence cosmique si nous n’étions plus là pour le partager ? «  Après nous le Déluge ! » pourraient se dire les hommes.

Réponse : Ce choix de l’égoïsme ne serait pas humain !

La mort de l’individu ou de l’espèce toute entière peut être acceptée.

Mais la perte d’une expérience cosmique de près de 15 milliards d’années est intolérable pour une civilisation planétaire avancée qui se dit consciente ! Nous devons laisser une descendance cosmique !   ... Suite >>

 

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Groupe d’hommes primitifs

Zone de Texte: L’homme veut-il vraiment survivre ? par Benoît Lebon (Initialement paru à la Société des Ecrivains, Paris 2006 : Une hominisation extraterrestre. Egalement chez Trafford, 2006, Canada. Tous droits réservés)

1. UNE ATTENTE EXTRATERRESTRE 
             
             - ET artificiels                  - Un apartheid de sauvegarde                  - Non-violence et survie                       - Paradoxe de Fermi

                                                                        - Un marché dévastateur

“Si un homme ne sait pas vers quel port il se dirige, aucun vent ne lui est favorable.” (Senèque)
Sommes-nous visités ou observés par des extraterrestres avancés, ou l’aurions-nous été dans un passé plus ou moins lointain? Cette question pourrait être de première importance pour l’homme et sa survie même pourrait en dépendre. 
Cette opinion vous paraît exagérée? Et pourtant!
Si des êtres capables de tels voyages interstellaires existent dans cette galaxie, leur civilisation est alors bien plus avancée que la nôtre puisque nous sommes encore loin d’avoir atteint de telles performances scientifiques et technologiques. Après l’atterrissage de l’homme sur la Lune et quelques autres avancées récentes, nous oublions souvent que nous sommes toujours à l’Age de la Pierre en matière de science et de technologie spatiales. Nos performances actuelles sont généralement très magnifiées auprès du public. Les journaux et reportages  nous feraient presque croire que l’étoile la plus proche n’est qu’un tout petit peu plus éloignée que les planètes solaires les plus lointaines que nos sondes ont déjà survolées, et que nous pourrions donc l’atteindre si nous le décidions. Mais ce n’est pas la vérité. Si la possibilité de voyages interplanétaires peut être envisagée dans un avenir relativement proche, il doit être rappelé que des croisières interstellaires ne pourraient être accessibles qu’à des êtres bien différents de l’homme. L’étoile la plus proche (Proxima du Centaure) est plus de mille fois plus éloignée du soleil que la dernière planète de notre système. Avec nos lanceurs actuels, il nous faudrait des milliers d’années pour l’atteindre avec une sonde, et un vaisseau habité équipé des moyens de survie nécessaires resterait longtemps encore hors de notre portée, si ce n’est pour toujours, du moins pour l’homme en tant qu’être biologique. 
                    Extraterrestres artificiels    
Les distances interstellaires considérables impliquent une organisation sociale bien plus avancée des civilisations capables d’entreprendre de tels voyages. Une forme d’être collectif pourrait même être requise, du moins à bord, pour maîtriser les problèmes de survie qui seraient posés.>>
Des observateurs extraterrestres auraient donc réussi de se transformer en êtres artifificiels, ce qui les rendrait très différents de nous : nous n’appartiendrions pas à la même catégorie d’êtres intelligents. Avec une telle avance sur nous, ils auraient résolu les problèmes cruciaux de survie auxquels nous devons actuellement faire face. S’ils existent, nous aurions alors nous aussi une chance de survivre, ce qui n’est pas evident pour le moment. Nous serions probablement considérés comme des primitifs par de tels êtres. 
La vieille vision géocentrique du monde appartient heureusement au passé. Nous ne pensons plus que notre système solaire est au centre de l’univers comme avant Galilée et Giordano Bruno. Grâce aux connaissances et à la technologie acquises en astronomie, notre vision de l’univers est aujourd’hui plus conforme à la réalité du monde materiel. Nous savons que la terre et le soleil ne sont que des corps célestes semblables à des milliards de leurs pareils et que notre galaxie elle-même n’est qu’une galaxie parmi des milliards d’autres. Ceci a été long a être admis, et Bruno a même été brûlé pour avoir professé de telles idées.
Mais cet obscurantisme est-il vraiment dépassé en ce qui concerne le monde de la conscience? Dans ce domaine, il semble bien que nous soyions toujours aux temps du Géocentrisme. Nous croyons toujours globalement que l’intelligence humaine est au centre de l’univers, ou nous nous comportons en tous cas comme s’il en était ainsi. Nous pensons encore que la vie terrestre n’a pas de racines extraterrestres, même si quelques-uns d’entre nous sont maintenant prêts à envisager l’hypothèse d’une fécondation de notre planète primitive par une semence cosmique  (concept de panspermie).
UN APARTHEID DE SAUVEGARDE
 Nous voyons maintenant depuis l’espace la petitesse de notre planète et de notre système solaire. Mais nous refusons toujours d’envisager l’existence “d’étoiles, de galaxies, et même d’univers de conscience” face auxquels l’intelligence humaine ne serait qu’une miniscule et dernière pousse, même dans le cadre d’un concept Darwinien de naissance et d’évolution de la vie. L’homme est déjà lui-même un acteur non négligeable et finalement plutôt destructeur apparu dans le processus de la vie sur cette planète (déforestation et érosion des sols, pollution et réchauffement planétaire, routes et infrastructures urbaines, etc.). Mais il n’envisage même pas l’éventualité que l’intelligence, née de lois aléatoires ou non, pourrait déjà jouer un role majeur dans l’évolution de cet univers. L’homme pourrait n’être qu’un dernier rejeton!
Considérons au moins cette hypothèse qui est statistiquement la plus probable en raison de l’âge et de la population stellaire de cette seule galaxie. Elle ne pourrait en effet être exclue pour la seule et unique raison que nous n’avons pas encore rencontré d’extraterrestres à ce jour. Pourquoi devraient-ils répondre à notre convocation? Après tout, la plupart des objets célestes quotidiennement observés grâce à nos telescopes modernes étaient eux aussi “invisibles” jusqu’à récemment, et des observateurs extraterrestres de l’humanité pourraient encore mieux demeurer “invisibles”, y compris intentionnellement ! Des yeux primitifs pourraient être facilement trompés, et l’homme serait un primitif face à de tels êtres. Des civilisations avancées d’êtres artificiels ne laisseraient probablement pas des traces telles que monuments, ponts et villes… Même si nous n’en sommes pas conscients, elles pourraient par exemple être à l’origine d’un grand nombre d’évènements astronomiques classés jusqu’ici comme naturels. 
L’homme lui-même envisage déjà de capturer des astéroïdes et même des lunes en vue de leur exploitation, de “terraformer” des planètes solaires, etc. Pourquoi serait-il le premier à pouvoir réaliser de telles performances, et d’autres encore plus grandes? Mais il vit toujours avec une conscience pré-galiléenne de l’univers, plaçant son intelligence au centre de tout, comme sa planète auparavant. Refusant d’accorder une avance minimale de milliers d’années à des êtres capables de voyages interstellaires, nous les imaginons toujours avec des performances quasi humaines en matière de science, de technologie, de philosophie... 
C’est là une vision incohérente.  N’est-il pas temps de venir à une hypothèse plus raisonnable? Si l’intelligence est uniformément répartie dans l’univers, le rapport entre sa part terrestre et la part universelle est égal à la masse du système solaire sur celle de l’univers. La vie intelligente est donc  presque totalement de nature extraterrestre. Les êtres les plus avancés ont sans doute une avance de millions ou de milliards d’années sur l’homme puisque certaines étoiles de cette galaxie sont nées des milliards d’années avant la nôtre. De tels êtres quasi divins laisseraient-ils s’installer dans cette galaxie un chaos cosmique du modèle de notre civilisation terrestre, un modèle potentiellement destructeur de toute forme de vie ? Ils auraient plus probablement pris discrètement le contrôle de l’évolution de toutes les autres formes locales de vie moins avancées depuis des millions ou des milliards d’années. Les distances interstellaires considérables leur auraient donné tout le temps nécessaire pour mettre en place ce contrôle.  
Les secrets de l’’univers ont été peu à peu dévoilés grâce à une longue observation de notre planète mère et du ciel qui l’englobe. L’homme a pu finalement determiner que la mort d’une étoile intervient après une certaine durée de vie, que la formation d’un système planétaire apparaît lorsque certaines conditions sont remplies, etc. Bref, nous avons appris qu’il existe des étapes majeures dans l’évolution de l’univers, toute étape suivante (naissance ou mort d’une étoile, d’une planète, etc.) ne pouvant intervenir qu’après la réalisation de certaines conditions.
Chaque étape majeure peut être vue comme un test cosmique que doit passer la nature pour poursuivre son évolution, tout échec à ce test resultant par exemple dans l’absence de formation stellaire ou planétaire, etc. Il pourrait en avoir été de même dans l’évolution de l’intelligence après un Big Bang initial, et l’ntelligence de l’homme pourrait servir de mesure dans l’exploration d’une conscience universelle qui reste pour le moment totalement inconnue. 
Tout pas intelligent vers la conscience pourrait avoir été rendu possible après un test initial important qui devait être réussi pour autoriser toute avancée. Un premier test dans l’évolution de l’homme aurait probablement été l’invention des premiers outils par les hommes préhistoriques. Un autre test aurait été l’invention de l’agriculture qui devait conduire à la vie sédentaire, l’organisation sociale, l’urbanisation, et tout le reste. La récente conquète de l’espace devrait avoir représenté un test majeur, aucune exploration du système solaire n’étant imaginable sans ce pas decisif. Mais ce pas unique n’est probablement pas suffisant pour une exploration de la galaxie. Des voyages interstellaires resteraient probablement inaccessibles à des êtres biologiques en raison des technologies et des energies requises pour le maintien de la vie à bord des vaisseaux. 
Une  mutation de l’homme en être artificiel est probablement requise.  
Le prochain test majeur exigé de l’homme serait par conséquent sa transformation en être artificiel afin de rendre possible la réalisation de voyages interstellaires et une exploration de la galaxie. 
Cette artificialisation obligée des voyageurs interstellaires devrait d’ailleurs amener l’homme à établir rapidement des protocoles adéquats en vue de communications intelligentes avec d’éventuels observateurs extratrrestres déjà capables de telles performances. Il faut rappeler que ces voyageurs auraient une avance de milliers d’années au moins sur nous et que cela changerait totalement la perspective. Nous ne pourrions entrer en compétition avec de tels êtres, et si leur avance atteint quelques millions ou milliards d’années, comme ce pourrait être le cas, ils auraient déjà pris le contrôle de notre évolution et de celle des autres espèces moins avancées de leur environnement afin de s’assurer que nous ne pourrions jamais représenter aucun danger potentiel pour eux, et plus généralement, pour la vie intelligente dans cette galaxie. L’homme lui-même serait d’ailleurs appelé à exercer un semblable contrôle sur des expèces moins avancées si de futures explorations de la galaxie nous révélaient que nous sommes l’espèce la plus avancée, une hypothèse à vrai dire peu vraisemblable. 
Cet “impérialisme doux” des voyageurs interstellaires envers les espèces les moins avancées ne pourrait être de même nature que “l’impérialisme dur” des grandes puissances envers les nations les moins avancées, notamment en matière d’armes nucléaires et de productions stratégiques. Seul un impérialisme doux (apartheid cosmique) est envisageable en matière interstellaire, l’impérialisme dur de type terrestre conduisant inévitablement à une destruction mutuelle. Il est par exemple evident que des actions plus dures seraient considérées comme vitales par l’Occident si la Corée du Nord ou l’Iran se trouvaient sur une lointaine planète ou sur une autre étoile (une victime lointaine suscite moins d’états d’âme).
Les premiers voyageurs interstellaires sont par conséquent naturellement conduits à contrôler l’évolution de toutes les espèces moins avancées de l’espace qui leur est accessible. Une petite avance de quelques milliers d’années serait suffisante pour rendre ce contrôle indétectable, et les distances interstellaires permettent précisément cette avance. 
Ce fait capital n’a jusqu’ici jamais été pris en consideration pour expliquer le silence du cosmos. 
L’humanité pourrait bien être l’espèce la plus avancée.  
Mais cela pourrait aussi ne pas être le cas !       
Pour le moment, aucune réponse definitive ne peut être donnée sur l’existence d’êtres capables de voyages interstellaires dans cette galaxie et dans l’univers. Leur existence possible est maintenant largement acceptée par la plupart des scientifiques et des observations très controversées ont été signalées au cours des cinquante dernières années par des organismes officiels (NASA, CNES, etc.) et par de nombreuses associations. Mais aucun témoignage irrefutable n’a pu être enregistré jusqu’ici.
 De futures découvertes dans l’espace et sur notre propre planète pourraient ouvrir d’autres perspectives. Mais l’humanité ne devrait pas trop attendre avant d’élaborer une voie de survie. Notre civilisation planétaire fonce en effet de plus en plus vite vers un mur de problèmes sociétaux et environnementaux de nature explosive, et il semble bien que nous ne puissions ni freiner ni nous retourner pour éviter l’explosion finale. Nous avançons à toute allure sans savoir où nous allons et tout en lançant quotidiennement devant nous de nouvelles bombes qui exploseront inévitablement quand nous allons les rencontrer. Ces bombes constituent de véritables métastases d’un cancer généralisé dont il faudra bien nous guérir si nous voulons survivre. 
Des données scientifiques bien établies nous permettent cependant d’avancer des hypothèses sérieuses pour une survie possible de civilisations plus avancées que la nôtre, et donc également pour l’humanité. Car en l’absence de contacts avec des extraterrestres avancés ou de preuves irréfutables de leur existence passée ou actuelle, il ne pourrait s’agir que d’hypothèses. Toute autre approche serait irrationnelle. La solution du problème extraterrestre pourrait sans doute permettre de résoudre la plupart des problèmes que l’homme rencontre actuellement. 
De quel côté se tourner pour l’aborder? 
L’approche suivie par la plupart des chercheurs est assez paradoxale : dans l’élaboration de leurs hypothèses de travail, ils partent toujours d’une base qui est par definition inconnue — l’existence ou non de tels mondes extraterrestres, leurs chances de croissance et de survie au-delà d’un certain niveau critique de science et de technologie, leurs choix éventuels d’exploration d’autres étoiles de la galaxie, de visites passées ou présentes du système solaire ou de notre planète… Les chances d’apparition de la vie dans la galaxie sont évaluées selon la masse stellaire en question, de l’éloignement du centre galactique, etc. Des équations en sont déduites (Drake), des modèles construits... 
On pourrait longtemps discuter de la pertinence de tels modèles sans beaucoup avancer. En réalité, la recherche sur les intelligences extraterrestres est dans une impasse après plus de cinquante ans. Le silence du Cosmos reste aussi pesant qu’il l’a toujours été!
Comment l’expliquer ? Avant de tenter de savoir si d’autres êtres de cette galaxie ont pu survivre assez longtemps pour entreprendre des voyages interstellaires et venir éventuellement nous rendre visite, il serait sans doute sage de nous interroger sur nos propres chances d’en faire autant, et sur nos moyens potentiels de les augmenter. Les problèmes à résoudre par l’homme devraient raisonnablement être de même nature que ceux résolus depuis longtemps par de tels voyageurs interstellaires.
Face à l’impasse cosmique qui nous attend de façon de plus en plus évidente sur cette planète, notre propre survie en tant qu’espèce intelligente ne peut être garantie à un terme relativement proche. Nous devons rapidement trouver une voie credible de survie, ce qui nous permettrait sans doute également de nous prononcer sur l’existence ou l’absence d’observateurs extraterrestres. Contrairement aux méthodes de recherche suivies dans ce domaine, il est proposé ici de partir d’une base connue, à savoir, la Terre et sa civilisation, avec toute l’expérience des hommes, leurs connaissances, leur histoire et leurs aspirations. 
Face aux nombreux problèmes que vit actuellement notre civilisation planétaire dans presque tous les domaines (destruction de l’environnement, réchauffement planétaire et changements climatiques, épuisement des resources, déforestation et urbanisation sauvage, guerres, insécurité et précarité, démographie, chômage et mondialisation sauvage, etc.), la question à laquelle nous devons répondre est en elle-même très simple :
 Comment l’homme peut-il survivre et perpétuer la vie intelligente ? 
L’homme primitif ne doutait probablement pas de la nécessité de garder le feu en vie. L’homme moderne est-il pareillement convaincu de la nécessité imperative de garder la flamme de l’intelligence allumée dans cet univers, et veut-il finalement survivre ?  
L’hypothèse cosmique présentée ici peut apparaître déconcertante. Mais elle n’est pas en contradiction avec nos connaissances actuelles, et elle pourrait apporter beaucoup d’espoir à l’humanité.
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NON-VIOLENCE ET SURVIE 

Pour bien définir notre problème, partons de données sur lesquelles il existe un large consensus : 
- Quelques données scientifiques sur notre environnement, à savoir l’univers, 
- Le Paradoxe de Fermi sur l’absence apparente d’extraterrestres, ou de traces de leur passage, sur notre planète ou dans le système solaire.
Nous tenterons ensuite de définir quelques règles ou lois générales à observer afin de résoudre nos problèmes actuels pour simplement survivre. Notre modèle actuel de développement planétaire nous mène manifestement vers une forme d’autodestruction et nous devrions essayer de mettre toutes les chances de survie de notre côté. Si nous parvenions à sortir de l’impasse cosmique dans laquelle nous nous sommes fourvoyés, nous pourrions peut-être apprendre à perpétuer la vie terrestre et universelle. 
Mais ces deux voies vers la survie pourraient finalement se rejoindre.
Quelques données scientfiques :
Selon des évaluations astronomiques de nature purement statistique, notre seule galaxie (la Voie Lactée) compterait entre 100 et 400 milliards d’étoiles, personne ne le sachant exactement. Celles-ci seraient plus ou moins semblables à la nôtre, le soleil. Il est également probable que la plupart d’entre elles aient des planètes en orbite. 
En dépit des difficultés d’observation de ces planètes du fait de leur petitesse face à leur étoile, plus de 200 planètes extrasolaires ont été jusqu’ici découvertes autour d’étoiles voisines, et d’autres le sont fréquemment. Des instruments d’observation plus performants sont actuellement développés et de nouvelles données sont attendues dans un bref avenir. Avec un nombre moyen de 5 planètes par étoile (le soleil en compte 9, 10 peut-être avec une récente découverte), notre galaxie aurait donc environ 1000 milliards de planètes (1.000.000.000.000). 
Même si une fraction infime de ces étoiles pouvaient abriter la vie (1 sur 1 million?), cela en ferait encore beaucoup (1.000.000). If faut encore ajouter que la Voie Lactée n’est qu’une modeste galaxie, même si la lumière met ~100.000 ans pour la traverser dans sa plus grande dimension. Il y a sans doute plus de 100 milliards de galaxies dans l’univers (encore une approximation). Pourrions-nous être les seuls êtres intelligents dans ce Cosmos immense?
Bien que la vie ait pu naître un peu partout dans cet univers, nous considèrerons ici la seule existence d’êtres capables de voyages interstellaires dans cette seule galaxie, excluant ainsi les voyages intergalactiques. Les galaxies sont effet trop éloignées les unes des autres. Même à la vitesse de la lumière (300.000 km/sec.), la lumière elle-même met environ 170.000 ans pour atteindre la galaxie la plus proche (le Grand Nuage de Magellan). Des voyages intergalactiques sont donc exclus pour l’homme, du moins tant qu’il demeurera un être biologique. 
Paradoxe de Fermi
 Face à ces chiffres astronomiques, le scientifique et Prix Nobel italien de physique Enrico Fermi (1901-1954) s’était interrogé sur l’existence d’extraterrestres dans notre galaxie. Au cours d’une université d’été (1950), il s’était étonné de l’apparente absence de trace irréfutable de leur passage sur Terre ou dans le système solaire. Par un raisonnement logique, il estimait que de telles traces devaient se rencontrer si des êtres aussi avancés existaient vraiment. Fermi soulevait cette simple question : si des êtres capables de voyages interstellaires existent, 
Où sont-ils donc ? Tel est le paradoxe de Fermi.
Compte tenu des chiffres astronomiques précédemment cités, cette absence peut en effet laisser perplexe, du moins à première vue. Mais Fermi n’a pas vraiment eu le temps d’analyser jusqu’au bout ce paradoxe cosmique puisqu’il devait mourir peu après. Le scientifique italien avait brièvement conclu que nous pouvions être seuls dans l’univers, ou que nous étions peut-être les plus avancés dans cette galaxie, ce qui expliquerait ce silence cosmique qui a souvent été qualifié d’assourdissant.
Notre vision de l’univers a quelque peu changé depuis. Si nous ne pouvons toujours pas exclure notre solitude dans cette galaxie et même dans l’univers tout entier, beaucoup d’astronomes et de scientifiques considèrent maintenant comme peu probable que la vie terrestre soit unique. Elle devrait exister ailleurs dans l’univers, et dans cette galaxie également. Avec certains critères de selection des planètes où elle avait plus de chances d’apparaître et de se developer jusqu’à un seuil technologique ( Drake’s equation), on arrive même à un grand nombre de civilisations avancées possibles dans cette seule galaxie. En fait, il devrait en exister une multitude. Et nous avons également de faibles chances d’être la civilisation la plus avancée puisque certaines étoiles sont apparues des milliards d’années avant la nôtre. L’absence d’extraterrestres dans notre système solaire est donc alors bien mystérieuse. 
Un bref calcul montre en effet qu’une seule espèce avancée aurait pu coloniser toute la galaxie en quelques dizaines de millions d’années, une durée insignifiante devant l’âge de l’univers (13 à 15 milliards d’années). En procédant suivant un modèle de colonisation terrestre, ces êtres devraient avoir colonisé la galaxie depuis longtemps, avant même la naissance de l’homme. Ils pourraient même avoir assisté notre évolution. Avec une vitesse de croisière de 1% de celle de la lumière et un séjour de 500 ans pour le ravitaillement et la reproduction dans chaque système stellaire, des vagues successives de colons auraient ainsi atteint l’étoile suivante en quelques 500 ans pour coloniser toute la galaxie dans le temps indiqué. 
S’il en était ainsi, des extraterrestres devraient donc être parmi nous, comme le pensait Fermi. Une vitesse de croisière plus réduite et un séjour stellaire plus prolongé n’aurait d’ailleurs pas changé grand chose, le temps requis pour une colonisation galactique étant dans ce cas un peu plus long. Il faut d’autre part rappeler que cette rapide invasion de la galaxie aurait été réalisée par une seule espèce. Dans le cas de milliers ou de millions d’espèces lancées dans cette conquête, cette colonisation n’aurait pris que quelques centaines ou quelques milliers d’années. 
En prenant l’exemple de la colonisation de notre planète, cette compétition stellaire aurait été sans merci. Ces conquistadors stellaires pourraient bien s’être exterminés mutuellement, ce qui expliquerait le silence cosmique.
A la recherche d’une voie de survie
La preservation de l’intelligence, notre objectif principal, aurait donc échoué dans le passé. Ainsi, toutes les civilisations stellaires avancées n’auraient pas survécu au-delà d’un seuil technologique de développement que nous serions sur le point d’atteindre sur cette planète. Nous pourrions en effet ne pas être éloignés d’un tel seuil fatidique, mais devrions-nous envisager le pire pour toutes les civilisations avancées de cette galaxie? Des êtres plus sages pourraient avoir découvert un modèle plus pacifique de colonisation, un modèle qui leur aurait permis de survivre. Et l’humanité pourrait elle aussi découvrir un tel modèle! Nous voulons après tout survivre!
Nous ne devrions cependant pas oublier que nous n’avons jamais rencontré aucun extraterrestre sur notre planète ni dans notre système solaire, dans la mesure où nous l’avons vraiment exploré. Serait-ce là un mauvais présage ? Pourrions-nous être seuls après tout ?
Pourquoi pas! Dans un univers qui n’aurait pas toujours existé, tout devrait bien commencer un jour, et il en serait donc de même pour cette opération de survie de l’intelligence que l’homme devrait engager. A ce point de notre analyse, il ne peut être totalement exclu que l’humanité puisse être la première espèce intelligente confrontée à ce problème. Si l’hypothèse de notre solitude est peu vraisemblable, on ne pourrait l’exlure totalement. Et si nous étions vraiment seuls, la recherche d’une voie de survie serait même plus que jamais requise. Si d’autres espèces avancées n’ont jamais existé ou n’ont pas survécu, l’humanité n’est pas condamnée à faire de même.
Un Marché Dévastateur !
Les bombes que l’homme sème imprudemment dans son milieu peuvent être bien réelles, comme celles qui explosent toujours des dizaines d’années après leur usage irresponsable par les grandes puissances, en Europe au cours des deux guerres mondiales, et dans de nombreux autres pays lors de conflits plus récents (Asie, Moyen Orient, Afrique, etc.). 
Mais d’autres bombes de nature plus subtile sont également semées par des fanatiques du marché à la recherche d’un profit immédiat qui ignore les conséquences à long terme d’une telle attitude pour la planète et pour la vie terrestre : par un commerce international vorace en énergie et conduisant au réchauffement planétaire, une utilisation aveugle des richesses naturelles débouchant sur un épuisement du patrimoine, un usage insensé d’engrais et de pesticides, une déforestation criminelle... 
Venant de la bête primitive, l’homme moderne devait sans doute passer par la voie du capitalisme qui a d’ailleurs longtemps représenté un progrès par rapport aux étapes antérieures. Mais le temps est sans doute venu de tourner la page pour une gestion vraiment humaine de la planète. Les fanatiques du marché sont maintenant à l’origine d’un cancer généralisé de notre écosystème, un cancer avec des métastases innombrables proliférant à une vitesse folle dans tous les secteurs de la vie terrestre…

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***Index Général***
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