UN RELAIS COSMIQUE A ASSURER

 

 

Question : Pourrions-nous engendrer une descendance ?

 

Réponse : L’instinct naturel de survie pousse les vivants à tout faire pour repousser la mort. La reproduction sexuelle est d’ailleurs une première étape inconsciente dans cette sauvegarde de l’expérience cosmique. L’homme accepte en effet plus facilement de quitter ce monde quand il a la chance de laisser une descendance derrière lui. Il prolonge ainsi sa propre existence et la mort lui est alors plus douce. Il devrait en être de même d’une espèce intelligente.

Une civilisation planétaire avancée qui est restée mortelle devrait tout naturellement penser à laisser une descendance cosmique après sa mort qui est d’ores et déjà prévisible. Sa science et sa technologie devraient lui en procurer les moyens.

 

Q : Notre humanité pourrait-elle se féconder elle-même ?

 

R : Une espèce avancée comme la nôtre peut très bien donner naissance à une autre. Nous avons actuellement les moyens scientifiques et technologiques pour le faire.

Nous pourrions féconder la nature qui est restée fertile malgré toutes les attaques de notre société de consommation et de violence devenue maintenant planétaire.  Il suffirait seulement que nous le décidions.

Mais au rythme où nous dégradons la nature, il ne nous faudrait pas trop tarder !

 

Q : Mais comment faire, concrètement ?

 

R : En préparant des espaces autonomes de développement pour des primates avancés que nous nous chargerions peu à peu d’éveiller discrètement à l’intelligence et à la conscience cosmique par une éducation attentive et suivie. En leur aménageant des crèches cosmiques, de véritables mondes qui leur appartiendraient et dans lesquels ils pourraient librement évoluer pour en devenir un jour les maîtres.

 

Q : Au rythme ou nous dégradons actuellement la nature, nous restera-t-il seulement des primates pour une expérience cosmique de la sorte ?

 

R : L’homme doit en effet se décider avant l’extinction complète de ces espèces et de la faune en général. Nous réduisons de plus en plus leurs espaces de vie sur tous les continents. Dans cette société planétaire de consommation, nous leurs faisons actuellement la chasse dans leurs derniers retranchements. Beaucoup d’espèces sont en voie de disparition !

Notre expérience ne pourrait évidemment se faire si nous n’avions plus de primates à qui passer le relais de notre flamme d’intelligence. Nous n’avons plus beaucoup de temps à perdre. Mais nous pouvons encore le faire.

 

Q : Le singe serait donc irremplaçable ?

 

R : Il devient en effet un personnage très important puisqu’il est la racine de notre intelligence, une semence que nous ne pourrions laisser disparaître sans nous condamner nous-mêmes.

Il faudrait tout faire pour le sauver pendant qu’il en est encore temps ! Notre flamme de transcendance ne pourrait être confiée à un animal moins évolué ! ... >> Suite

 

 

 

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L’homme veut-il vraiment survivre ? par Benoît Lebon (Initialement paru à la Société des Ecrivains, Paris 2006 sous le titre : Une hominisation extraterrestre. Egalement aux Editions Trafford, 2006, Canada. Tous droits réservés)

 

2. UN SILENCE EXTRATERRESTRE DELIBERE

 

 

            - Un modèle d’intelligence              - Une non-violence                    - Une stratégie de               - Un respect mutuel

                  en poupées russes                          sans ambiguité                           joueurs d’échecs

 

 

Un modèle d’intelligence en poupées russes

 

Pouvons-nous exclure l’existence de voyageurs interstellaires, ou auraient-ils renoncé à une colonisation de la galaxie? S’ils existent, ou s’ils ont existé suffisamment longtemps, il est peu probable qu’ils soient restés dans leur système sans jamais entreprendre des reconnaissances interstellaires, ne serait-ce que par pure curiosité. La simple précaution devrait également les avoir conduits à le faire. De par notre expérience terrestre et selon toutes les observations astronomiques, nous savons que la vie est risquée partout et que la simple survie représente déjà en elle-même un véritable défi pour tous les êtres de cet univers. Pour des raisons de sécurité, l’environnement ne peut être ignoré.

Tel un point d’eau dans le desert, aucune terre habitable ne devrait longtemps rester libre. Les êtres intelligents sont par conséquent conduits à maîtriser tout l’espace qui leur est accessible, ne serait-ce que pour ne pas le laisser à des adversaires potentiels. Cette tendance naturelle conduirait finalement toute espèce à contrôler l’évolution des espèces les moins avancées dès que les voyages interstellaires deviendraient possibles, et comme déjà mentionné, l’homme devrait en faire de même s’il apparaît finalement qu’il est le plus avancé.

Il faut de nouveau souligner que les grandes distances interstellaires impliquent des “distances culturelles” encore plus grandes entre voyageurs et sédentaires. Si la proximité ne pouvait conduire à de grands écarts de développement entre les nations terrestres, le cas est différent ici. L’accès aux voyages interstellaires implique en fait pour le leader une avance de milliers ou de millions d’années, sinon advantage, lui permettant ainsi d’exercer un contrôle discret sur l’évolution même de l’espèce la moins avancée par une supervision de type “Bigbrother” (apartheid cosmique). L’homme pourrait ainsi être contrôlé depuis le début sans en être conscient, et même sans aucune perspective d’en être un jour conscient si telle est la volonté des plus avancés. Cela ne serait pas en contradiction avec sa tendance naturelle à exercer éventuellement lui-même un semblable contrôle sur d’autres espèces moins avancées, dans une sorte de modèle d’apartheid en poupées russes dans lequel chaque poupée mère contrôle toutes les poupées qu’elle contient, sans jamais être certaine de se trouver ou non elle-même dans une plus grosse poupée.

Le contrôle en amont ne pouvant être confirmé ni exclu, la preservation de l’intelligence requiert  un contrôle en aval des espèces les moins avancées par toute espèce intelligente devenue capable de voyages interstellaires.   

 

Une sorte d’amour maternel : Une mère qui a dû abandonner son enfant après l’avoir mis au monde observe généralement un long silence si elle l’aime vraiment en dépit de son acte. Elle ne rompra éventuellement ce silence que si l’enfant devenu grand découvre le secret de sa naissance et manifeste le souhait de la voir.

De telles circonstances sont-elles inimaginables entre l’espèce humaine et des observateurs extraterrestres? Ils pourraient nous avoir observés tout au long de notre évolution, et une telle experience cosmique aurait inévitablement fait naître des sentiments de cette nature. 

 

Des arguments irrationnels sont quelquefois avancés pour expliquer ce long silence cosmique observé par d’éventuels observateurs. Négligeant le fait que ces êtres auraient une avance de milliers ou de millions d’années sur nous, certains prétendent encore qu’ils auraient envoyé un ambassadeur à la Maison Blanche s’ils existaient vraiment! Avons-nous pour cela fourni suffisamment de preuves de notre intelligence à d’éventuels observateurs? Nous pourrions en être encore bien loin : pourraient-ils qualifier d’intelligente une espèce humaine incapable d’assurer sa propre survie et celle de la vie des autres espèces ? Notre notion d’intelligence en matière de relations cosmiques est à revoir. Des observateurs ET pourraient toujours attendre une vraie démonstration d’intelligence avant de faire un pas dans notre direction !

Un long silence, entre deux personnes ou entre deux espèces, peut aussi être délibéré. Cette exigence d’une ambassade extraterrestre veut en tous cas ignorer le profond fossé culturel et intellectuel existant probablement entre l’espèce humaine et une civilisation aussi avancée. La communication serait difficile et même impossible. Si nous pouvons apercevoir quelques avantages d’un tel dialogue pour nous, quel en serait l’intérêt pour ces êtres ? Nous pourrions être plus éloignés d’eux que les primates le sont de nous-mêmes, et l’homme n’engage pas vraiment de dialogue avec le singe !

 

Serions-nous pacifiques envers les extraterrestres si nous pouvions les dominer ? Nous les traiterions probablement comme “nos amis les bêtes”. A en juger par les conditions de vie que nous leur imposons sur cette planète, leur sort n’a pas beaucoup d’importance pour nous. Beaucoup de leurs espèces sont condamnées à disparaître à plus ou moins brêve échéance. Si des voyageurs ET nous observent sans chercher à nous conquérir, cette seule attitude devrait déjà nous amener à nous interroger. Ce silence cosmique peut aussi avoir d’autres raisons, comme dans l’exemple suivant : 

Si tous les mafiosi étaient impunément appelés à se faire enregistrer à un bureau quelconque, ce bureau ne recevrait aucune inscription. De même, un bureau qui enregistrerait les citoyens les plus méritants n’auraient pas la visite des meilleurs, ces derniers étant par ailleurs les moins enclins à clamer de telles qualités. Ces simples exemples montrent sans ambiguité que différentes raisons peuvent expliquer l’absence d’ambassadeur extraterrestre sur terre.

 

 

Une non-violence sans ambiguité

 

Si des êtres avancés nous observant ou nous rendent visite, ne les considérons pas de prime abord comme des primitifs ou des idiots. Ils sauraient pertinemment :

- que l’homme considère aujourd’hui leur existence comme fortement probable,

- qu’en dépit de cela et d’une longue experience de colonisation, il n’envisage toujours aucun autre type de cohabitation entre les peuples terrestres et extraterrestres,

- qu’il se prépare à plus ou moins long terme à une semblable colonisation de la galaxie, et qu’une paix interstellaire serait alors rendue très problématique, voire impossible.

A moins de leur envoyer rapidement un message leur témoignant sans ambiguité de sa volonté d’équité et de non-violence dans d’éventuelles relations, l’homme reste pour eux un ennemi potentiel. Un ennemi qui doit au mieux être tenu à distance, ou qui doit peut-être être éliminé avant qu’il ne devienne trop dangereux pour l’intelligence universelle.

Les mauvaises herbes doivent être arrachées avant qu’elles ne prolifèrent, et nous ne devrions attendre aucune autre attitude de la part d’êtres avancés tant que nous suivrons ce modèle destructeur de développement. A moins de changer rapidement, nous risquons d’être considérés comme de dangereuses “métastases” d’un cancer généralisé, des “metastases” qui doivent être détruites avant toute prolifération dans le système solaire et au-delà.

Nous ne pouvons attendre aucune réponse extraterrestre à nos appels dans de telles conditions. Tout echo pourrait même être de mauvaise augure!

Mais comment leur adresser un message de paix ? Comment pourraient-ils nous faire confiance tant que nous n’aurons pas démontré notre capacité de tenir nos promesses en toutes circonstances?  Qui pourrait d’ailleurs faire de telles promesses ? Personne n’en aurait l’autorité ni les moyens de les faire respecter ! Des ET qui seraient assez naïfs pour nous faire confiance ne seraient au fond pas si intelligents que cela!

Mais leur silence pourrait aussi signifier autre chose. Nous pratiquons nous aussi le silence dans nos relations avec  nos proches, notamment en cas de differences d’opinion ou de conflit. En fait, nous le pratiquons même fréquemment lorsque nous savons qu’aucun mot ne pourra convaincre l’autre. Nous jugeons alors que le silence est encore la meilleure réponse pour l’amener à changer. Du moins s’il tient vraiment à nous !  Le silence n’a souvent aucun autre but : que notre partenaire prouve qu’il tient vraiment à nous en agissant comme nous voudrions qu’il le fasse !

Dans de tels cas, nous n’attendons pas de simples mots de notre partenaire, mais une action concrète, une autre attitude envers nous. En cas de refus, il peut alors rejoindre la catégorie de nos adversaries potentiels ou même de nos ennemis.

Des observateurs extraterrestres pourraient éprouver de tels sentiments envers l’humanité !

Ils pourraient vraiment tenir à nous. Après tout, ils pourraient nous avoir observés pendant des millions d’années, et comment pourrions-nous alors imaginer qu’ils n’aient joué aucun rôle dans notre évolution ? Ils ne nous ont cependant donné aucune preuve de leur présence et de leur intervention éventuelle, et ils restent jusqu’à maintenant silencieux. Mais ce silence a-t-il toujours été aussi total ?  Notre histoire nous autoriserait au moins à avoir des doutes à ce sujet. Certains pourraient rétorquer :

“- Mais nous serions nous aussi prêts à nourrir de tels sentiments à leur égard s’ils rompaient ce long silence !”

Mais s’ils éprouvent de tels sentiments envers les hommes, quelles en seraient nos raisons ?

Des cadeaux, du troc et du commerce : Serions-nous prêts à accueillir les extraterrestres ? En dehors bien sûr de contacts en vue d’échanges de cadeaux ou d’une éventuelle exploration de nouveaux marchés. Il serait vain de notre part de nourrir de tels espoirs. Il est evident que de tels échanges finiraient par l’exploitation de l’espèce la plus faible, c’est à dire de l’humanité.

En fait, les cadeaux représentent les premiers échanges entre deux civilisations, comme ce fut le cas lors de l’arrivée des premiers navigateurs blancs sous les tropiques ou dans d’autres territoires terrestres il y a quelques centaines d’années. Ces échanges symboliques était alors relativement équitables pour toutes les parties  concernées.

Puis vint la pratique un peu moins équitable du troc, le partenaire le plus fort (ou le plus rusé, ce qui revient au même) imposant sa loi. En tant que dominant, il pouvait disposer d’un plus large éventail d’objets, dévalorisant ainsi ceux de l’autre partie. Vint finalement le commerce traditionnel (monnaie, Bourse), avec les lois du marché et le reste. Les lois du plus fort !

L‘humanité n’aurait donc aucun intérêt dans de tels échanges avec des êtres qui seraient bien plus avancés que les hommes dans tous les domaines, de même que les nations colonisées n’ont finalement rien gagné dans leur commerce avec les Blancs qui possèdent maintenant la plupart des richesses de cette  planète. Des échanges entre des êtres sans valeurs communes finissent inévitablement par l’exploitation des plus faibles. 

Sur quelle base pourrions-nous établir des relations ? Aurions-nous des valeurs similaires pour envisager des projets communs ? Après tout, s’ils pourraient savoir beaucoup sur nous, nous ne savons rien d’eux. Que pourrions-nous avoir de commun ? Est-ce à dire que les seules valeurs communes entre deux civilisations se réduiraient à des objets matériels dont les échanges finissent dans des conflits interminables et même dans le risque d’une extermination mutuelle ? Nous ne pourrions l’accepter !

 

Une stratégie de joueurs d’échecs

 

Il existe pourtant une valeur que nous pourrions partager avec des ET : la sauvegarde de la vie intelligente dans cet univers. Ce souci pourrait être partagé par toutes les espèces intelligentes et il pourrait servir de base à des projets communs, ou tout au moins parallèles. La vie intelligente est une valeur précieuse qui doit être sauvegardée plus que tout, et nous pourrions au moins nous accorder là-dessus. Que sommes-nous prêts à faire pour leur faire connaître ce souci de l’homme pour la sauvegarde de l’intelligence ?

Si des êtres plus avancés nous observent, ils attendent probablement une vraie demonstration de notre volonté de sauvegarder la vie intelligente dans cet univers ! C’est un test cosmique qu’il nous faudrait sans doute passer avant tout contact et toute autre avancée de notre espèce vers la conscience !

Nous refusons d’envisager que ce long silence puisse être naturel de la part d’êtres plus avancés que nous de milliers ou de millions d’années et  que toute trace trop évidente de leur eventuel passage sur terre aurait même été effacée afin de nous laisser la liberté de découvrir par nous-mêmes cette exigence pour chaque espèce de sauvegarder la vie intelligente. La vie courante nous donne des exemples de semblables raisons justifiant un tel comportement, comme dans le cas du bienfaiteur qui veut rester anonyme...

Un dialogue normal n’est de toute façon possible qu’entre des civilisations pareillement développées, et des êtres beaucoup plus avancés devraient recourir à un subterfuge cosmique quelconque pour adresser à l’homme un message ne contenant potentiellement aucune violence. Une démonstration irréfutable de leur existence serait déjà en elle-même violente ! S’ils sont pacifiques, et ils le sont s’ils ont survécu, ils ne peuvent que rester silencieux face à l’homme, s’attendant seulement à ce qu’il devienne lui-même suffisamment intelligent pour comprendre la complexité du jeu cosmique dans lequel tous les êtres sont engagés, l’homme tout autant qu’eux-mêmes. Ils attendant sans doute de l’homme une réponse adéquate, comme le maître d’échecs attendant silencieusement que son élève avance la pièce appropriée après avoir pris en considération la position de toutes les pièces présentes sur l’échiquier. 

Ce silence délibéré d’aînés cosmiques pourrait représenter un moyen subtil utilisé pour amener les espèces les moins avancées à adopter une attitude plus rationnelle pour sauvegarder la vie intelligente. Nous pourrions bien être engagés dans une sorte de  jeu d’échecs dans lequel le silence est requis. Après avoir joué les premiers, nos partenaires attendraient que l’homme joue à son tour. Ce modèle pacifique de comportement de joueurs d’échecs pourrait permettre un meilleur équilibre entre les partenaires.

Chacun sait où sont les pieces sur l’échiquier, et point n’est besoin de parler. Le silence est même requis !

Le message le plus intelligent qui nous est adressé pourrait bien être ce silence lui-même. Nous sachant conscients de leur existence, ils en attendraient la réponse la plus intelligente que nous pourrions leur donner. C’est donc maintenant à l’homme de jouer.

L’Equation du jeu d’échecs s’énonce ainsi : Des ET devraient nous observer depuis toujours, quelque part au-delà de la frontière terrestre. Etant beaucoup plus avancés que nous, ils ont joué les premiers dans la partie engagée. Ils demeurent silencieux. Pouquoi ?

Si nous parions sur leur existence comme nous devrions statistiquement le faire, comment croire que ce silence ne  soit pas délibéré, qu’ils n’attendent pas quelque chose de notre part ?

C’est donc à notre tour de jouer.

Des êtres avancés éveillés bien avant nous à la conscience cosmique s’attendraient à un tel comportement de l’homme. S’ils ont assisté à notre évolution, ils devaient se taire durant notre longue et difficile nuit de croissance, et nous devons maintenant attester de notre éveil, leur faire savoir que nous sommes enfin prêts à préserver la vie intelligente en “ouvrant les fenêtres et en allumant la radio”.

 

Sont-ils prêts à entrer en contact ? Il leur appartient de le decider. Nous ne pouvons répondre à cette question aussi longtemps que le silence cosmique restera aussi pesant, et il le restera sans doute tant que nous n’aurons pas prouvé notre volonté de sauvegarder la vie intelligente et la vie tout court. Il nous appartient de prouver notre désir sincère d’établir des relations non violentes et équitables, et la meilleure façon de le faire semble assez évidente  : notre attitude quotidiennement adoptée dans nos réalisations et dans nos actions est le seul message convaincant que nous pouvons leur adresser.

Les considérations précédentes nous permettent de definir cette attitude :  

 

 

Première règle de survie :

 

En gage d’équité et de non-violence, tout projet humain prendra en compte une existence extraterrestre au moins aussi probable qu’une solitude de l’homme dans cette galaxie.

 

Cette règle d’équité et de non-violence appliquée dès le depart de tout projet humain est la première attitude rationnelle qui nous est laissée face à des êtres plus avancés. C’est une première règle de survie. Les projets spatiaux et environnementaux seraient particulièrement concernés puisqu’ils s’appliquent au patrimoine commun à tous les êtres intelligents de cet univers.

 

 

Un respect mutuel

 

Imaginons une famille où grands-parents, parents et enfants vivent ensemble. Les plus âgés ne dorment pas beaucoup la nuit et sont généralement les premiers levés. Mais ils ont alors le souci de ne pas réveiller les plus jeunes, s’attachant à faire le moins de bruit possible dans la cuisine et dans le salon. Agir autrement serait faire preuve d’égoïsme et même de violence. Le repos nocturne doit être respecté.

Mais lorsque l’heure de se lever est arrivée, ce serait aussi une forme d’égoïsme et de violence de la part des plus jeunes de trop s’attarder au lit, forçant ainsi les plus âgés à demeurer silencieux. Les aînés doivent pouvoir jouer du piano ou tondre le gazon, et un réveil tardif des enfants pourrait aussi les inquiéter : ils pourraient être malades, arriver en retard à l’école…

Lorsque l’heure est venue de se lever, l’équité et la non-violence requièrent de la part des plus jeunes de donner un signe évident de leur réveil, en ouvrant par exemple les fenêtres, en allumant la radio… Les aînés n’ont pas à jouer un rôle de reveille-matin!

L’égoïsme est une forme de violence qui ne permet pas des relations pacifiques. Si nous sommes “hominisés”, nos parents cosmiques s’attendent à notre éveil.

 

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