|
UN APARTHEID COSMIQUE
INDISPENSABLE Comme
notre propre évolution l’a démontré, il n’y a, répétons-le, pas de place pour
deux espèces intelligentes dans un même espace. L’homme moderne n’aurait sans
doute pu longtemps cohabiter avec l’homme de Neandertal et ses prédécesseurs.
Une brève analyse amène à conclure que ceux de notre descendance ne devraient
en aucun cas avoir une réelle conscience de notre existence ni de l’aide qui
leur serait apportée tout au long de cette hominisation contrôlée. Toute
connaissance réelle de notre intervention les intègrerait à notre monde, les
exposant aux mêmes risques que nous pourrions nous-mêmes courir. L’Europe
ne serait-elle pas elle aussi en danger si l’Amérique était menacée de
destruction par d’éventuels extraterrestres? Seuls des primates inconscients
et libres d’évoluer dans leur espace pourraient créer un monde vraiment à
eux. Une assistance ouvertement affichée les condamnerait. Toute
autre forme de colonisation que l'apartheid cosmique serait vouée à l’échec. Question : Peut-on envisager de
« terraformer» une ou plusieurs planètes pour en faire des sources de
vie ? Cela suppose des moyens de
lancement considérables ! Réponse
: Pour accueillir des primates ou des hommes, il faudrait bien évidemment
faire naître une biosphère suffisamment fournie en ressources potentielles
ainsi qu’en faune et en flore, et un nombre considérable de lancements
spatiaux serait effectivement requis. Les lanceurs spatiaux actuellement
utilisés ont pratiquement atteint leurs limites et de nouveaux moyens de
transport spatial devraient donc être développés d’ici là. Des
études sur de nouveaux types de propulsion sont menées et des perspectives
existent ( ascenseurs
spatiaux, propulsion nucléaire, etc.). Elles pourraient déboucher rapidement
si nous nous en donnons les moyens. L’écologie, la recherche scientifique et la conquête de l’espace proche
et lointain seraient bien sûr au centre de notre projet. L’ensemble des
budgets militaires mondiaux actuellement dépensés en pure perte et en fin de
compte pour notre destruction devrait y être consacré. Le
moment de féconder la colonie étant venu, notre espèce devrait alors avoir
beaucoup évolué. La nature même de l’être humain aurait changé.
L’homme serait sans doute devenu
alors totalement artificiel. Les
vaisseaux cosmiques nécessaires seraient sans doute plus volumineux et
massifs qu’actuellement. Mais avec les progrès réalisés en informatique et en
médecine (insémination, clonage, etc.), ils pourraient l’être moins qu’on
l’imagine. Nos vaisseaux pourraient garder des dimensions raisonnables. Q : Si nous devons commencer cette
hominisation contrôlée dans des réserves terrestres, comment le faire sans
surveillance rapprochée, sans contacts réels? R : Si
nos pensionnaires cosmiques ne devraient jamais avoir conscience de notre
existence, cela n’interdirait pas une certaine cohabitation masquée. Auprès
d’êtres aussi primitifs que des singes, nous pourrions toujours user de
subterfuges, tels le déguisement, l’anesthésie, etc. Les moyens techniques
actuels (télédétection, implants, etc.) nous permettraient déjà un suivi
discret des primates. La règle première à observer par l’homme serait de ne
jamais se montrer sous sa vraie nature, ce qui aurait des effets néfastes sur
l’évolution du primate. Il
ferait donc de brèves apparitions dans les « crèches » comme l’un
des pensionnaires, quelqu’un qui n’attirerait pas particulièrement leur
attention. Ou au contraire comme un être tout puissant venant de l’au-delà,
un être de nature "divine" qui leur inspirerait crainte et respect. Les
jeux de rôles et les mises en scène pourraient varier au gré de notre
imagination et des messages à faire passer. Notre
science et notre technologie nous permettraient beaucoup d’artifices. Il est
vrai que notre art du camouflage devrait gagner en sophistication au fur et à
mesure des progrès en conscience de notre descendance. Comme
avec les petits enfants au jeu de cache-cache, les meilleures ruses seraient
éventées quand ils "grandiraient". Les subterfuges valables pour
des singes en début d’évolution ne pourraient plus être utilisés
ultérieurement. Mais
les êtres que nous serions nous-mêmes devenus ne manqueraient pas de moyens
de se dissimuler…..>>
Suite Ce site présente un projet de terraformation (
terraforming ) de Mars ou d’autres planètes en vue d’une
hominisation contrôlée – humanisation
– de primates passant par des étapes comparables à celles de l’
évolution
des hommes préhistoriques jusqu’à
l’homme moderne. Comme nous pourrions
réaliser ce projet si nous le décidions, l’intelligence de l’homme pourrait
bien résulter d’une telle
évolution
menée par une précédente civilisation stellaire . . |
|
L’homme veut-il vraiment
survivre ? par Benoît Lebon (Initialement paru à
la Société des Ecrivains, Paris 2006 : Une hominisation extraterrestre.
Egalement aux Editions Trafford, 2006, Canada. Tous droits réservés) 4. UN MODELE
D’INTELLIGENCE EN PUZZLE
- Démocratie ? - Sauvegarde - Une responsabilité - Colonisation - Responsabilité de
l’intelligence à assumer pacifique des plus forts - Le singe en cage - La coupure - Une sauvegarde - Danger pour l’homme :
du cordon optimale la mort des
singes UNE CONCEPTION DELIBEREMENT FLOUE DE LA
DEMOCRATIE La
non-violence passive n’est qu’une forme déguisée de violence. Une
non-violence active et altruiste est vraiment requise pour la survie, et ce
concept doit donc être précisément défini. Mais dans notre “démocratie de
grands fauves” maintenue par les privilégiés, une conception laissée
délibérément floue de la liberté et de la démocratie conduit à mélanger les
problèmes résolus et ceux qui ne le sont pas, ce qui résulte dans
d’interminables discussions qui laissent le champ libre aux lois de la jungle
et à la corruption. Pourrait-on
s’attendre à autre chose ? A titre de comparaison, l’astronomie aurait-elle
pu progresser si les principales constantes physiques (g, m, t…) étaient
toujours remises en cause ? Elles ont été choisies parce qu’elles se sont
révélées les meilleures pour décrire le monde réel (la vérité!), et toute
“autre donnée” ne répondant pas à ces critères est donc considérée à juste
titre comme non scientifique. Comme en science, la précision est requise pour
définir les règles de la démocratie et de la liberté. La démocratie doit
être intégrée à la science pour devenir réelle et fiable ! Si
des constantes démocratiques ne sont pas scientifiquement
définies, la démocratie elle-même ne peut qu’être corrompue, comme l’était la
science au Moyen Age. Avec nos moyens informatiques modernes, cela pourrait
très bien être fait dans la plupart des domaines (économie, législation…).
Mais la classe de privilégiés-décideurs n’envisage jamais de procéder ainsi,
utilisant même des “épouvantails” de propagande tels que leurs slogans de
“monde de Bigbrother” ou de “liberté en danger” pour dresser l’opinion contre
de tels contrôles, comme par exemple par des logiciels qui pourraient
verifier la cohérence des lois avec nos valeurs proclamées (droit de l’homme,
liberté…). Après une analyse scientifique, la plupart des lois de marché
pourraient il est vrai apparaître alors comme incompatibles avec les droits
de l’homme et la liberté, et il en serait de même pour de nombreuses autres
lois destinées surtout à maintenir les privilèges des classes dirigeantes. Il
existe ainsi de nombreuses “lois démocratiques” qui sont
incohérentes avec d’autres valeurs comme les droits de l’homme, la liberté…
Elles devraient donc être considérées comme non démocratiques et non
scientifiques. Privé de la part qui lui revient dans la société de marché, le
travailleur n’est ainsi pas plus libre que “l’eunuque dans le harem”, un
homme peut-être libre de se déplacer, mais privé de son potentiel
naturel. Le dicton populaire veut que
toutes les opinions soient valables, mais ce n’est pas la vérité : Comme dans
un puzzle où il serait vain de tenter obstinément de mettre une pièce à la
mauvaise place, une opinion ou une loi n’est pas justifiée si elle va contre
les évidences scientifiques. Elle n’est à sa place que si elle est en
cohérence avec toutes les autres lois ou faits bien scientifiquement établis. La justice devrait être édifiée comme un puzzle dans lequel chaque pièce (chaque
loi) trouve sa place exacte, ce qui requiert une précision et une
incorruptibilité qui ne peuvent être assurées que par des moyens robotiques
placés sous contrôle public. Une science fausse ne pourrait longtemps
exister, et il en serait de même d’une démocratie et d’une liberté placées
sous contrôle scientifique. Notre
analyse pour la sauvegarde de la vie intelligente doit donc
progresser pas à pas comme dans la construction d’un puzzle, en partant d’une
base regroupant tous les problèmes déjà résolus, c’est-à-dire toutes les
pièces de puzzle déjà assemblées. Assurons-nous que cette condition
primordiale de survie cosmique est bien remplie avant de poursuivre. Il ne
s’agit là que d’une procédure de contrôle utilisée couramment en gestion de
projet (checklist). Rappelons donc la première pièce de puzzle déjà placée
(Loi de survie ) : Loi de survie ou pièce de puzzle n°1 : Dans tout projet humain, la survie
requiert une attitude de non-violence et d’équité envers tous les autres, y
compris envers d’éventuels extraterrestres. UNE
SAUVEGARDE OBLIGEE
DE L’INTELLIGENCE Des risques purement naturels :
Nous savons que la vie est fragile et que l’homme pourrait être seul à
porter une flamme d’intelligence dans cet univers. Nous ne pouvons en effet
affirmer que la vie existe ailleurs. Elle est donc d’autant plus précieuse,
et en tant qu’êtres intelligents et conscients, il nous appartient de faire
de notre mieux pour la sauvegarder et la perpétuer : C’est
pour l’humanité une sorte de devoir cosmique qu’il ne serait pas humain
d’ignorer. Les risques d’une
extinction de la vie terrestre ne sont pas imaginaires comme certains le prétendent. Notre
planète est en fait en permanence exposée à de multiples risques de
destruction. Depuis son origine, elle a été soumise à des bombardements
célestes divers (astéroïdes, comètes, rayonnements…) qui auraient pu détruire
la vie à plusieurs reprises, et des extinctions partielles ont d’ailleurs été
notées. Les grands dinosaures et d’autres espèces animales ont ainsi disparu
à la suite d’un choc probable il y a soixante-cinq millions d’années.
D’autres traces d’impacts destructeurs ont été relevées sur notre planète. Le dernier choc
important a eu lieu il y a une centaine d’années (Toungouska, Sibérie 1908). Il a dévasté 2000
km² de forêt et il est heureux qu’il se soit produit dans une zone inhabitée.
D’autres menaces d’impacts sont prévues dans un futur relativement proche.
Ainsi, deux astéroïdes géocroiseurs (qui coupent l’orbite de la terre autour
du soleil) représentent un danger potentiel pour notre planète dans les
prochaines décennies, comme par exemple l’astéroïde
Apophis en 2036. Des impacts de corps plus petits
ont lieu fréquemment. Il est ainsi estimé qu’une dizaine de milliers de
tonnes de ces matériaux tombent sur terre annuellement, fort heureusement
transformés par combustion sous forme de poussières lors de leur entrée dans
l’atmosphère. Des objets plus massifs pourraient frapper la terre, et la
statistique indique même des chocs inévitables à plus ou moins long terme
selon la grosseur des corps. Les Gaulois avaient
raison : “ Le ciel peut nous tomber sur la tête !” La vie terrestre pourrait être détruite
par l’impact d’un corps massif, par l’explosion d’une étoile même située à
des années-lumière… La mort de notre propre étoile est déjà programmée, même
si elle ne doit intervenir que dans des milliards d’années. Nous sommes
définitivement vulnérables ! Des risques de nature anthropique :
Mais d’autres risques doivent aussi être pris en compte. Nous devenons
nous-mêmes une menace croissante pour notre survie, et nous représentons même
un veritable fléau pour la vie terrestre en général. Nous augmentons
quotidiennement les risques d’extinction de notre propre espèce (et des
autres) par une consommation sans frein d’énergie, une pollution générale de
notre environnement, un épuisement de nos ressources naturelles, des guerres
répétées, la menace nucléaire… Les choses ne devraient d’ailleurs pas
s’arranger avec notre modèle de consommation. Les plus riches des pays
pauvres sont naturellement enclins à rejoindre la classe des privilégiés dans
tous les domaines de la vie (mode, comportement, consommation, violence…).
Mais notre modèle occidental de développement ne pourrait servir de référence
pour toute la planète. Si
tous les Terriens devaient atteindre un niveau de vie
comparable à celui des Français, un objectif après tout raisonnable, il
faudrait trois planètes comme la nôtre pour y parvenir. Pour atteindre le
niveau des Etats-Unis, il faudrait six à dix planètes. Le modèle occidental
de développement est donc inadéquat. Mais comment
pourrions-nous condamner des peuples à rester pauvres alors qu’une classe de privilégiés
planétaires pourrait se permettre de consommer toujours plus ? Des millions
de Chinois, d’Indiens et d’autres attendent impatiemment le moment de se
mettre à table et d’avoir eux aussi leur part de superflu. Le nombre de
véhicules polluants pourrait donc être multiplié dans les prochaines années,
et nous savons que la pollution ne connaît pas de frontières. Où allons-nous
? Ce comportement irresponsable envers notre environnement et envers nos
propres semblables terriens est celui d’une espèce engagée dans la conquête
d’une terre étrangère. Voulons-nous faire de notre planète un désert ? Si
l’herbe ne devait plus repousser après le passage des
hordes d’Attila, elle ne repousse vraiment pas derrière les chevaux-vapeur de
l’homme moderne. La vie devient en tous cas de plus en plus fragile. Notre
société planétaire grignote la vie terrestre jusqu’aux racines. Au cours de ces
dernières décennies, les conséquences de ce comportement irresponsable envers notre
environnement ont suivi un développement exponentiel. Si cela devait se
poursuivre, personne ne pourrait raisonnablement parier sur la survie de
l’espèce dans un avenir que les petits-enfants de cette génération pourraient
malheureusement connaître. L’homme va vers son autodestruction. UNE NOUVELLE RESPONSABILITE A ASSUMER - “Vous avez parlé de
dizaines ou de centaines d’années avant une éventuelle extinction de l’espèce ? J’ai
déjà vécu la plus grande partie de ma vie et je serai donc sous terre depuis
longtemps quand cela arrivera. Je ne suis donc pas vraiment concerné.
L’avenir appartient à la jeunesse !” Ainsi pourraient
parler ceux d’entre nous qui sont déjà seniors, quittant ainsi la liste des condamnés, et
condamnant par la même occasion tous les enfants et les petits-enfants que
nous prétendons pourtant aimer. Les fatalistes pourraient ajouter “ Que pourrions-nous
faire face à ça ? Nous sommes totalement désarmés. Advienne que pourra !”.
Les plus jeunes, ceux à qui l’avenir appartient, pourraient conclure par une
remarque du genre :”- Vivons notre vie pendant qu’il est encore temps. Nous
sommes jeunes et nous avons le temps d’y penser !”. De telles réponses
venant de la part d’êtres qui se prétendent intelligents ne pourraient être qualifiées de
responsables ni même d’humaines. Mais il y a de telles contradictions dans
nos attitudes et dans nos choix dans tous les domaines de la vie : économie
et commerce, politique, défense et sécurité, consommation d’énergie…
Cependant, la science et la technologie nous donnent maintenant de nouvelles
responsabilités. Notre incapacité à apporter des changements réels pouvait
jusqu’ici justifier une certaine irresponsabilité de l’humanité. Comme un
enfant se réfugiant dans l’inconscience d’un plus jeune âge, nous voulons
encore oublier que nous avons maintenant atteint l’âge adulte dans une ère de
responsabilité cosmique. Nous ne pouvons rester passifs. Une telle
irresponsabilité cosmique ne serait plus un argument valable. Nous avons maintenant acquis des
moyens pratiques pour sortir de cette impasse dans laquelle nous nous sommes
engagés. Nous pouvons sauvegarder la vie intelligente. Nous pouvons contrôler
notre développement et rendre la vie plus harmonieuse pour notre espèce et
pour toutes les autres. Nous pouvons construire une société qui permet à
l’homme de se developper et de
survivre. Nous pouvons disséminer
l’intelligence dans
le Cosmos afin d’augmenter ses chances de sauvegarde en cas de malheur pour
notre planète et pour notre espèce. Ce serait un acte de responsabilité
cosmique. Avec les atouts dont nous disposons, une
nouvelle responsabilité cosmique nous incombe. Seuls ou non dans cette
galaxie et même dans cet univers, nous ne pouvons laisser “tous les oeufs
terrestres et peut-être même de l’univers dans un seul panier”, une petite
planète épuisée que nous pourrions continuer de polluer pour satisfaire nos
caprices les plus egoïstes. Il est grand temps de mettre les pendules à
l’heure, de faire le ménage et de préparer l’avenir de l’humanité en toute
conscience. 1) Si
nous sommes seuls, la sauvegarde de l’intelligence serait
bien sûr encore davantage requise. L’homme serait en effet dans la situation
du dernier couple survivant à un deluge, pour lequel la chose la plus urgente
à réaliser serait alors de procréer. L’homme est en vérité dans une situation
comparable. Nous pourrions vraiment être seuls et représenter une chance
unique de survie pour la vie intelligente. 2) Si
nous ne sommes pas seuls, nous aurions encore le devoir
de multiplier les chances de sauvegarde de l’intelligence dans cet univers.
Une planète habitée de plus, ce serait une chance de survie de plus. Les
risques cosmiques d’extinction sont considérables et l’existence de voisins
stellaires ne devrait pas épargner l’homme de l’apport d’une juste
contribution à la sauvegarde de la vie intelligente. Renonçons-nous à mettre
au monde des enfants parce que les voisins en ont déjà ? L’humanité aurait de
toute façon un patrrimoine humain à transmettre, et comme dans les unions
biologiques, un certain mixage interstellaire de la vie cosmique pourrait
également être souhaitable. Ne
prenons pas d’éventuels ET beaucoup plus avancés
que nous pour des idiots : un refus de nous engager dans cette sauvegarde de
la vie intelligente serait considéré comme un manque de responsabilité
cosmique par tout observateur intelligent, et même moyennement intelligent.
Cette non-assistance à vie en danger nous interdirait toute ouverture vers
des êtres plus avancés. Ces dernières
considerations nous permettent de placer une autre pièce de notre puzzle avec la loi de
survie suivante : Loi de survie/Pièce de puzzle n°2 : Seul être conscient jusqu’ici
connu, l’homme doit multiplier les sources d’intelligence pour augmenter ses
chances de sauvegarde. Cette loi est aussi
inéluctable que la précédente,. A moins de considérer que l’homme peut renoncer à toutes
ses valeurs éthiques et commettre une sorte de suicide cosmique par pure
négligence, il semble qu’il n’y ait pas d’autre choix plus rationnel. Seul ou
non dans cette galaxie, c’est son devoir de multiplier les sources
d’intelligence, comme c’était jusqu’à peu un devoir de laisser une
descendance (“Allez et multipliez !”). Mais si nous étions
seuls dans l’univers, comment sauvegarder l’intelligence sur une petite planète qui pourrait être à
tout moment détruite ou devenir sterile ? Une vie éternelle ne pourrait être
assurée d’emblée puisque la galaxie elle-même pourrait être avalée par une
plus grosse qu’elle ! Nous avons cependant vu qu’une dispersion de
l’intelligence dans l’espace qui nous est accessible pourrait déjà augmenter
ses chances de sauvegarde. Mais comment procéder concrètement ? Puisque nous
commençons à maîtriser le transport spatial, la première idée est d’aller coloniser les
planètes les plus proches du système solaire. Ce serait déjà un premier pas vers
la survie, avant d’entreprendre d’autres pas en direction des autres étoiles
les plus proches. Mais il y a un hic : selon nos connaissances actuelles,
aucune des planètes de notre voisinage n’est habitable, sauf par des équipes
d’astronautes bien équipées pour un séjour par ailleurs relativement court.
Les longs séjours hors de notre planète sont encore hors de notre portée. Des
cosmonautes soviétiques ont vécu plutôt inconfortablement un peu plus d’une
année dans des vaisseaux spatiaux, et la prochaine mission habitée des
Etats-Unis sur Mars devrait durer un peu plus longtemps, deux ans
peut-être. Pour une colonisation
permanente d’un autre corps céleste, les choses seraient différentes. Notre civilisation
planéraire serait-elle donc destinée à mourir dans ce puits terreste, dans
cette caverne cosmique pourrait-on dire ? L’homme ne pourrait rester pour
toujours enfermé ! La science pourrait
nous ouvrir une autre voie. Selon des études récentes, d’autres planètes du système solaire
pourraient être rendues habitables par des moyens purement artificiels connus
sous le nom de “terraforming”. Il s’agit là de techniques avancées conduisant
progressivement à la formation autour de la planète choisie (Mars, Vénus…)
d’une atmosphère et d’un environnement aptes à recevoir la vie terrestre sous
toutes ses formes (animaux, plantes, oiseaux, insectes…). D’autres études
devraient bien évidemment être effectuées afin de confirmer la faisabilité
d’un projet de cette envergure. Sa réalisation elle-même devrait s’étendre
sur des centaines ou des milliers d’années, mais elle serait certainement
possible si l’humanité voulait s’en donner les moyens, et nous pourrions bien
évidemment nous le permettre. Si la survie de l’espèce était en jeu, qu’y
aurait-il de plus urgent à faire ? Mais où trouver les
moyens ? Cela ne serait
pas trop difficile dans cette société de gaspillage. Il faudrait simplement
donner d’autres priorités à l’humanité. Tous les budgets militaires de la
planète (US, France, Chine, Russie…) actuellement utilisés à des fins
destructrices pourraient être consacrés à ce projet de sauvegarde de
l’intelligence. Selon plusieurs sources internationales, plus de 1000
milliards d’Euros seraient ainsi rendus annuellement disponibles, et
probablement encore advantage, c’est-à-dire plusieurs fois l’ensemble des
budgets spatiaux mondiaux. Et il ne s’agit pas là des seuls gaspillages qui
pourraient être épargnés. Avec de tels budgets, quel projet pourrait nous être interdit ? Des squats stellaires : Il serait inimaginable que l’humanité y
renonce. Y aurait-il un autre choix ? Nous pourrions bien sûr rêver d’un
squat stellaire : Certaines espèces d’oiseaux ont ainsi coutume de squatter le nid
d’autres espèces au lieu de passer du temps à se les construire. Il existe
peut-être des nids cosmiques tout prêts à nous accueillir dans cette galaxie.
Il n’est pas interdit d’en rêver ! Mais une telle
aventure interstellaire ne serait pas plus facile. Outre le fait que de tels nids cosmiques
pourraient être bien gardés, un voyage interstellaire organisé en vue de leur
éventuelle découverte serait plus long et plus risqué que le “terraforming”
d’une planète voisine. L’étoile la plus proche (Proxima du Centaure) se
trouve en effet à 4,5 années-lumière, c’est-à-dire à ~40.000 milliards de km.
Ce serait un voyage plutôt long qui pourrait d’ailleurs tourner court. Avec
nos moyens actuels, il nous faudrait déjà des milliers d’années pour couvrir
cette “petite distance interstellaire”, en fait quelques 50.000 ans. Les
premiers pharaons d’Egypte en seraient encore loin s’ils étaient partis. Des avancées décisives
en science et en technologie pourraient nous ouvrir d’autres perspectives, mais les
étoiles voisines resteraient quand même très éloignées. Même si nous pouvions
multiplier nos vitesses par un facteur de 100, il nous faudrait encore des
milliers d’années pour un aller-retour vers Proxima. Si des ET sont déjà
capables d’entreprendre de tels voyages pour venir nous observer, cette seule
performance les place à un niveau de développement et d’intelligence qui ne
pourrait être comparé au nôtre. Il est souvent plus
sage de ne pas trop s’éloigner de ses pénates. Il serait donc plus judicieux
d’entreprendre le “terraforming” d’une planète voisine. Notre troisième pièce
de puzzle peut donc être placée : Pièce de puzzle ou loi de survie n°3 : L’homme doit “terraformer” une ou
plusieurs planètes du système solaire pour sauvegarder la vie intelligente. Il semble bien qu’il
n’y ait pas d’autre voie plus rationnelle. UNE COLONISATION EXTRATERRESTRE
PACIFIQUE Revenons à notre procédure de contrôle (construction de notre puzzle) pour une
synthèse des lois de survie déjà vérifiées, afin de nous assurer que la
non-violence et l’équité sont toujours observées dans notre projet : Dans tout projet, la survie de l’espèce
exige une attitude de non-violence et d’équité envers tous
les autres, y compris envers d’éventuels ET (L1). Seul être conscient connu
jusqu’ici, l’homme doit multiplier les sources d’intelligence (L2) et
“terraformer” une ou plusieurs planètes de notre système pour augmenter les
chances de sauvegarde de l’intelligence par une dispersion de la vie (L3). Ce contrôle étant
fait, nous pouvons poursuivre. Pourrions-nous coloniser d’autres planètes ? Si nous avons pu faire quelques
“plongées” dans l’espace au cours de ces dernières décennies, la
“terraformation” d’une planète capable de recevoir toutes les formes de vie
serait une autre affaire. Il s’agirait d’un projet sans précédent, plus
imposant que les plus grands jamais réalisés (les Pyramides, la grande
muraille de Chine, le premier homme en orbite, le premier homme sur la Lune,
le tunnel sous la Manche…). Pour la première fois, l’homme franchirait une
frontière naturelle en vue d’installer des êtres vivants sur un autre corps
céleste, dans un espace extraterrestre où des êtres avancés de cette galaxie
pourraient avoir des intérêts légitimes. Notre stratégie de non-violence et
d’équité devrait être observée dès le depart face à des êtres qui pourraient
nous exterminer sans possibilité de réplique. Au-delà de sa frontière naturelle, tout être intelligent doit en effet se
considérer comme un étranger qui explore un nouveau territoire dans lequel de
nouvelles lois pourraient s’appliquer. L’absence apparente de “propriétaires”
n’est pas une évidence de leur inexistence. Les meilleures intentions de
l’intrus ne pourraient servir d’argument, et son “langage” pourrait ne pas
être compris localement. Tout dans son comportement doit donc être en
cohérence avec des intentions et des sentiments pacifiques. Le passage de la
frontière terrestre pourrait donc être lourd de conséquences pour notre
espèce, et il ne pourrait être décidé à la légère. Rappelons encore le but
ultime de notre projet, un objectif sur lequel tous les êtres intelligents
pourraient s’accorder : Multiplier
les sources en vue d’augmenter
les chances de sauvegarde de l’intelligence. Un modèle terrestre prédateur : Comment coloniser pacifiquement la
galaxie, en commençant par la “terraformation” d’une planète voisine dans
notre système? En dépit de toutes ses conséquences tragiques, notre
expérience terrestre de colonisation n’est certainement pas à exclure. Des leçons
pratiques devraient en être tirées, mais il faut reconnaître qu’elle est loin
d’être positive en matière de non-violence et d’équité. Elle s’étend sur des
centaines et des milliers d’années d’esclavage et tout au long de rivières de
sang qui ont meurtri à tout jamais notre espèce. Et elle se poursuit encore
par un pillage systématique des plus faibles par une minorité de privilégiés.
Une appropriation injustifiée des principales richesses planétaires par les
plus forts. Cette longue pratique de la prédation était sans doute naturelle
compte tenu de l’origine de l’homme, mais elles sont aussi probablement
ineffaçables. La plupart des problèmes actuels découlent de ce comportement
sauvage d’une classe de privilégiés qui sévit toujours par des moyens de plus
en plus subtils qui leur sont octroyés par l’impérialisme du marché (embargo
et guerre économique, chantage militaire…). Tous les conflits de ces
dernières décennies (Vietnam, Algérie, Irak, …) sont des conséquences de
cette prédation. Cette appropriation des richesses planétaires par une
minorité de prédateurs est de plus en plus intolérable pour l’humanité, ces
razzias accumulées depuis des siècles donnant aux pillards les moyens
“légaux” de devenir de plus en plus riches. La prétendue compétition instituée dans le cadre de la Mondialisation est une pure
escroquerie. Notre planète va vers l’explosion, et une dispersion d’un tel
modèle de civilisation prédatrice dans la galaxie serait potentiellement
destructrice pour toute forme de vie dans l’univers. Si des êtres plus
avancés existent, toute tentative de l’homme dans cette direction serait
vouée à l’échec. Devrions-nous abandonner toute idée de colonisation du Cosmos et d’une sauvegarde
pourtant indispensable de l’intelligence ? Si l’homme devait s’arrêter au
premier obstacle, il serait encore dans sa caverne ! Son ancêtre le primate
avait déjà donné l’exemple en descendant de l’arbre et en se dressant sur ses
pattes arrière pour avancer. Selon le visionnaire et penseur russe Constantin
Tsiolskovski (1857-1935), ‘la terre est le berceau de l’homme, mais personne
n’est tenu de rester pour toujours dans son berceau !”. Préparons-nous donc à
quitter le berceau terrestre. La découverte et la colonisation de nouveaux espaces est certainement
souhaitable et potentiellement fructueuse pour une espèce qui est toujours en
cours d’évolution. L’homme n’est encore qu’une cellule d’intelligence qui
doit probablement trouver un autre champ de développement plus vaste qu’un
cerveau humain pour pouvoir appréhender vraiment notre univers. A l’origine
de la vie terrestre, des systèmes plus complexes sont bien nés à la suite de
l’association de systèmes unicellulaires plus primaires. Ne pourrions-nous
aller de même vers une forme d’être
plus complexe ? Quoi qu’il en soit, la sauvegarde de l’intelligence requiert que l’homme
franchisse la frontière terrestre. Mais les territoires dignes d’être conquis
sont généralement occupés ou convoités par d’autres qui se considèrent mieux
placés pour les revendiquer. C’est la raison pour laquelle tout étranger est
généralement accueilli avec une certaine méfiance qui doit être considérée
comme naturelle si son arrivée n’a pas été longuement et sagement préparée de
part et d’autre, dans un souci commun d’équité et de non-violence. La naïveté des primitifs : L’histoire nous a montré la grande
naïveté des peuples primitifs d’Amérique et d’ailleurs dans leur accueil
généralement chaleureux des premiers Blancs. Il est vrai que certains
attendaient un débarquement de dieux généralement considérés comme pacifiques.
Beaucoup de nos contemporains seraient sans doute animés de pareils
sentiments envers d’éventuels ET. Mais derrière leurs discours et leurs gestes apaisants, les premiers
Blancs, prêtres et moines confondus, n’étaient en fait que l’avant-garde
d’une armée d’invasion destinée à installer des avant-postes de conquête de
territoires et de continents entiers. Christophe Colomb et ses premiers
accompagnateurs n’étaient peut-être pas eux-mêmes animés de mauvaises
intentions. Beaucoup d’entre eux voulaient seulement découvrir le monde. Mais
ils venaient d’une société de violence et d’inéquité, et ils ne pouvaient qu’apporter
la violence et la mort dans le sillage de leurs navires. Comme la suite devait le montrer, il s’agissait en fait d’un premier
débarquement d’ennemis potentiels. Des ennemis qui auraient dû être reçus
comme tels, au moins pendant le temps nécessaire pour apprendre à les
connaître. Des peuples entiers ont ainsi été exterminés, victimes de leur
naïveté et de la loi du plus fort. Nous devrions aussi nous attendre à être
mal accueillis si nous débarquions un jour sans prévenir dans une autre
étoile, et des ET qui débarqueraient ainsi chez nous devraient aussi
s’attendre à un pareil accueil, du moins s’ils considèrent l’homme comme un
être raisonnable et intelligent. S’ils se comportaient autrement, ce serait
une preuve de peu de considération à notre égard, une forme déguisée de
violence dans leur approche. Affichée ou non, leur force ne nous permettrait
en effet aucune réplique. Un débarquement ou un contact non preparé serait
donc une manifestation de violence à notre égard. Des
observateurs
extraterrestres pacifiques sont condamnés à rester silencieux tant que nous
n’aurons pas prouvé notre souci de sauvegarder la vie et l’intelligence dans
cet univers ! S’ils existent, leur discrétion jusqu’ici observée est déjà une preuve de
non-violence et d’équité envers nous, surtout s’ils savent que nous
considérons leur existence comme très probable, sinon certaine. La migration
n’est jamais un problème insignifiant à résoudre, comme on peut l’observer de
nos jours en Europe et ailleurs. Une fois la frontière franchie, les espoirs
nourris de part et d’autre et dans une ignorance souvent mutuelle des
problèmes posés sont soudain confrontés à la réalité. Les immigrants venus
d’Afrique ou d’autres parties du monde le savent bien : après un long voyage
qui a souvent aussi été un long calvaire, leur arrivée est rarement celle à
laquelle ils pouvaient s’attendre. Entre
des êtres issus
de mondes différents, les relations ne peuvent devenir harmonieuses qu’après
une longue préparation commune, dans
un souci permanent d’équité et de non-violence ! Notre projet de sauvegarde de
l’intelligence par l’implantation de la vie sur une autre planète de notre système, puis
dans d’autres systèmes stellaires de cette galaxie, ne serait pas en
contradiction avec des projets d’autres civilisations et pourrait même
favoriser de futures relations interstellaires. Mais notre comportement
devrait ne laisser dès le depart aucun doute sur notre pacifisme. Aussitôt la
frontière terrestre franchie, nous serions sur un territoire où d’autres
êtres intelligents pourraient avoir des droits légitimes qu’il nous faudrait
respecter. Nous pourrions bien sûr objecter que nous resterions longtemps dans notre
système, là où des extraterrestres ne devraient pas avoir des intérêts
particuliers à faire respecter. Mais si les planètes solaires sont plus
proches de la terre que des autres étoiles, des stellaires pourraient bien
revendiquer de tels droits, comme la Grande Bretagne pour les lointaines
Malouines, ou la France pour l’Île de la Réunion tout aussi éloignée. Si nous
n’observions pas des règles de bon voisinage, il faudrait nous attendre à des
réactions hostiles. Face à des êtres beaucoup plus avancés, cela
représenterait un risque de mort pour l’espèce. Ceci nous conduit à placer la quatrième pièce de notre puzzle en énonçant la
loi suivante : Pièce de puzzle ou loi
de survie n°4
: Une colonisation extraterrestre menée par l’homme ne doit représenter
aucune menace potentielle pour d’autres êtres de cette galaxie. Cette attitude de non-violence et d’équité est la seule qui reste
pacifique. Il s’agit là d’une règle de bon voisinage. La responsabilité des
plus forts : Les principaux prédateurs de l’espèce
que sont les grandes puissances (Etats-Unis, UK, Allemagne, Japon, France…)
détiennent les clés des changements requis pour une sauvegarde de
l’intelligence et une survie de notre espèce. Il leur appartient donc de faire
tout ce qu’il faut pour cela. Des observateurs extraterrestres n’en
attendraient pas moins de leur part, et ils pourraient également être appelés
à intervenir directement au nom de leurs propres responsabilités cosmiques. Les exploités de cette planète devraient-ils le souhaiter ? Une
intervention ouverte des ET n’est souhaitable pour personne puisqu’elle
signifierait que l’humanité en tant que telle a failli à son devoir cosmique
de sauvegarde. Nous serions collectivement responsables de cet échec. Comme
nous l’avons déjà vu, une arrivée extraterrestre inattendue représenterait en
elle-même une forme de violence envers notre espèce tout entière. L’humanité
doit collectivement
assurer sa survie et sauvegarder l’intelligence ! Pour une colonisation
extraterrestre pacifique : Procédure de contrôle d’équité et de non-violence dans la
construction de notre puzzle : Dans tout projet humain, la survie
de l’espèce requiert l’adoption d’une attitude d’équité et de non-violence
envers les autres, y compris envers d’éventuels extraterrestres (L1). Seul
être conscient jusqu’ici connu, l’homme doit multiplier les sources
d’intelligence en vue d’en accroître les chances de sauvegarde (L2). Une ou
plusieurs planètes de notre système doivent être “terraformées” à cette fin
(L3). Une colonisation extraterrestre permanente ne doit représenter aucune
menace potentielle pour d’autres êtres (L4). Ce contrôle étant fait, nous pouvons poursuivre : Notre souci pour l’établissement de relations interstellaires harmonieuses doit
être affirmé dès le début puisque notre projet pourrait interférer avec
d’autres projets stellaires dont nous ne pouvons avoir aucune idée. L’homme
ne doit pas oublier que son comportement est toujours plus expressif que ses
discours ou ses sentiments, et ce qui est déjà vrai dans nos relations
terrestres le serait alors encore davantage. Notre attitude quotidienne
envers nos semblables et envers notre environnement est, rappelons-le, le
seul langage vraiment fiable que des observateurs ET pourraient comprendre.
Nous sommes d’abord des êtres intelligents soumis à une évolution sociale. Au
niveau de l’espèce, il n’y a probablement aucune pratique ou coutume qui ne
se traduise par des conséquences sociales, et c’est précisément pourquoi nous
y tenons tant. Notre histoire planétaire, avec nos réalisations et nos
projets, y compris ceux qui ne seront jamais realisés, pourrait beaucoup
éclairer des ET sur notre réelle volonté d’équité et de non-violence entre
nos semblables, mais également envers eux-mêmes si nous devions un jour
cohabiter un même espace. Toutes nos actions doivent donc être bien mesurées
puisque nous ne pourrions prétendre agir différemment envers eux qu’envers
nos propres semblables. Selon les commentaires, nous serions prêts à accueillir des ET s’ils se
décidaient à nous contacter. Mais quelle serait notre réelle attitude envers
de tels êtres ? Il est toujours plus facile de dire que de faire, et nos
nombreux messages de paix gravés sur des capsules spatiales (SETI…) ne nous
engagent à rien. Ils ne sont destinés qu’à des êtres encore moins avancés que
nous qui ne pourront d’ailleurs ni les recevoir ni y répondre. En ce qui
concerne les plus avancés capables de nous rendre visite, il faut réaliser
que l’initiative d’un premier contact ne nous revient pas. Leur avance serait
au moins égale à la durée d’un voyage aller à l’étoile la plus proche, et
sans doute bien advantage. A la vitesse considérable de 1% de la vitesse de
la lumière, ce voyage durerait déjà 450 ans, ce qui veut dire que des
observateurs ET auraient au moins des milliers d’années d’avance. Des
échanges intelligents ne pourraient être envisagés avec un tel écart. Mais si
nous agissions comme ils s’attendent sans doute à nous voir faire, ils
pourraient rompre ce silence ou nous éclairer davantage sur leur existence,
nous lancer par exemple une sorte “d’invitation au dialogue”. Certains esprits candides rêvent d’établir des échanges qui entreraient
d’ailleurs tout à fait dans le cadre de notre économie de marché : échanges
culturels, commerciaux, scientifiques… Notre société de consommation se
prépare déjà à se lancer à la conquête de nouveaux marchés dans une sorte de
compétition galactique ! Mais c’est oublier que nous ne pourrions nous
permettre des voyages interstellaires déjà pratiqués depuis longtemps par de
tels êtres, et qu’ils sauraient sans doute déjà tout ce que nous pourrions
leur apprendre. Ils pourraient même mieux nous connaître que nous nous
connaissons nous-mêmes pour avoir observé notre évolution sur cette planète
depuis l’origine, même avant l’apparition de l’homme. Nous pourrions au mieux leur servir de sujets d’observation, notre planète
étant peut-être pour eux
une sorte de laboratoire cosmique. Notre rôle
secondaire dans un contact eventuel serait donc dans l’ordre naturel des
choses. Ils n’entreraient en contact, ou ne nous laisseraient les découvrir,
que s’ils jugeaient cette découverte appropriée, et seulement si nous
répondions à leurs attentes. Il est même surprenant que cette analyse ne soit
pas plus communément admise. Ce premier pas des êtres les plus avancés vers
les plus primitifs fait pourtant partie de notre expérience terrestre. Ce
sont les Européens qui sont allés au-devant des Indiens d’Amérique, des
Africains et des autres, et pas le contraire. Et le fossé culturel serait
encore bien plus grand entre notre espèce et des êtres capables
d’entreprendre des voyages interstellaires. Des voyageurs ET seraient considérés par nous comme des dieux, même avec
une simple avance de quelques milliers d’années. Si des voyages dans le temps
devenaient possibles pour nous, les hommes de notre Moyen Age seraient par
exemple incapables de comprendre les progrès de notre science et de notre technologie. Avec
une avance de millions ou de milliards d’années, toute rencontre réelle est
donc impossible. Il est vain de vouloir adresser de simples messages (radio,
écrits…) à des êtres beaucoup plus avancés que nous. Nous ne pourrions les
convaincre avec de simples mots, et une autre forme d’expression doit être
trouvée. Le singe en cage : L’image du singe
en cage permet souvent d’éclairer certaines situations extrêmes : imaginons
donc un singe affamé dans une cage. Un bout d’une très longue ficelle est
attaché à l’un des barreaux de la cage, l’autre à un panier de bananes situé
hors de portée à l’extérieur. Mourant presque de faim, l’animal voudrait
atteindre le panier, mais ne peut y parvenir. Même si la ficelle bouge
parfois, elle fait tant de boucles sur le sol que le panier ne bouge pour sa
part jamais. Qu’attendrait un observateur voulant tester l’intelligence du
primate, ou son instinct de survie puisque l’animal meurt de faim ? Il
voudrait certainement que la bête découvre que la ficelle peut malgré tout
être tendue entre la cage et le panier pour peu qu’on persiste à la tirer. Même
si le panier reste longtemps immobile, il finira bien par bouger. Le singe pourra longtemps grogner et
menacer. S’il existe des objets à sa portée (marteau, bâton, vaisselle…), il pourra tout
détruire autour de lui, s’en prendre éventuellement à d’autres singes des
cages voisines. Mais cette attitude agressive ne le sauvera pas. Son
comportement habituel restant sans effet, le primate ne peut qu’adopter un
comportement inhabituel pour prouver son intelligence. Seule la ficelle le
relie au monde extérieur d’où pourrait venir une aide. Même si le panier
était invisible, il serait encore sage de tirer sur cette ficelle qui pourrait
être une lianne naturelle avec un fruit au bout. Faire bouger l’autre bout de
la ficelle pourrait aussi attirer l’attention de quelqu’un qui serait sourd,
mais pas forcément aveugle. Ce test est
probablement trop complexe pour un singe, mais l’homme ferait-il mieux ? Nous agissons de même
face à la menace de mort qui pèse sur notre espèce. Nous ne pensons pas à
tirer sur la ficelle de la vie qui pourrait être une sorte de “lianne
extraterrestre” (comme l’indique d’ailleurs le concept scientifique de
panspermie). Le problème
n’est guère plus complexe, sauf qu’il n’y a apparemment ni ficelle ni panier.
Mais des observateurs beaucoup plus avancés que l’homme pourraient se trouver
de l’autre côté de la frontière terrestre. Ils devraient logiquement exister,
et pourtant, ils se taisent. Pourquoi ? Enfermés avec nos
stocks d’armes et de bombes dans ce puits de pesanteur terrestre (notre cage), nous nous
comportons comme le singe avec son marteau et son bâton, et nous avons déjà
beaucoup détruit autour de nous. Devrions-nous continuer jusqu’à
l’autodestruction de l’espèce ? Nos
appels traditionnels étant restés vains, que faire pour attirer l’attention
de ces observateurs silencieux, quoi d’autre qu’une démonstration de notre
intelligence et de notre capacité de survie ? C’est l’objet même de ce projet
de sauvegarde ! Nos messages à
l’adresse d’ET avancés ne pourraient que prendre la forme de réalisations matérielles,
sociales...S’ils existent, ils voudraient tester notre intelligence, ou
finalement, notre capacité de survie, et c’est certainement le seul message
qu’ils attendent de nous. Pour des observateurs avancés, notre intelligence
ne peut être prouvée que par des réalisations terrestres démontrant
clairement notre capacité de survie face aux risques qui nous menacent.
Toutes nos autres performances (bombes atomiques, armes de destruction
massive, radars, avions, satellites…) ne témoignent que de notre capacité
d’exercer la violence, comme pour le singe armé d’un bâton ou d’un marteau.
Notre consommation effrénée d’énergie et nos gesticulations guerrières ne
démontrent que notre agressivité et notre soif de destruction. Pour juger de
notre volonté de non-violence et d’équité, les ET n’ont qu’à nous observer
vivre. Sans être des dieux, ils auraient probablement une vision que nous
pourrions qualifier de “divine” et que nous commençons maintenant à entrevoir
avec nos techniques les plus avancées (télédétection, etc.) qui sont
certainement appelées à se developer. Pour être vraiment
compris et appréciés, nos actions et témoignages à leur intention devraient donc abandonner
les formes primitives d’adoration et de prières traditionnellent utilisées
jusqu’ici, pour se presenter plus rationnellement comme des objets d’art
adressés à des êtres sans doute plus avancés que nous, mais d’une
intelligence de même nature que la nôtre. Manquerions-nous
d’imagination ? Sur cette planète meurtrie, il y aurait beaucoup à faire pour démontrer notre
volonté de paix universelle, notamment dans le domaine social et dans la
protection de notre environnement. Depuis le début de l’industrialisation et
surtout depuis quelques dizaines d’années, des observateurs ET devraient
savoir ce qu’ils peuvent attendre de nous, et cela ne plaiderait sans doute
pas en notre faveur. Il est grand temps de leur donner une autre opinion de
nous-mêmes, et nous ne pourrions le faire que par des actes concrets. Serions-nous déjà
condamnés ? S’ils étaient restés aussi sauvages que nous, nous n’aurions alors aucune chance de
survivre. Mais ces êtres seraient vraiment intelligents puisqu’ils auraient
réussi à survivre, et nous aurions alors une chance. En dépit d’une violence
humaine quotidiennement réaffirmée, des êtres avancés considèreraient
probablement qu’ils n’ont pas encore à intervenir directement pour régler nos
problèmes. Mais il en irait différemment pour un projet extraterrestre de
l’homme, en particulier pour un deploiement d’armes dans l’espace. Notre
volonté de non-violence et d’équité envers d’autres mondes éventuels doit
être concrètement démontrée. L’homme doit adopter une attitude rationnelle.
Des projets actuels de mise en orbite d’armes de destruction massive ou le
recent bombardement d’une comète (Tempel 1) par une fusée (Deep Impact) sont
probablement à la limite de ce qui pourrait être toléré de la part d’êtres
avancés. La
coupure du cordon cosmique : La colonisation terrestre n’a pas été
une réussite et l’homme ne doit par conséquent pas reprendre un tel modèle
pour une colonisation extraterrestre. Conscients des risques potentiels d’une
telle approche pour la vie universelle, des êtres plus avancés ne nous le
permettraient d’ailleurs pas. L’installation permanente de colons
traditionnels sur une planète ou dans une station orbitale est à exclure
puisqu’ils violeraient notre loi de survie n°4. Mais y a-t-il une attitude
plus pacifique ? Le problème avec des
colons traditionnels réside précisément dans le fait qu’ils maintiendraient inévitablement
“un cordon ombilical cosmique” avec leur planète mère, ainsi qu’avec d’autres
colonies extraterrestres que l’homme pourrait créer. Ce lien serait tout à
fait naturel, et aussitôt les colonies installées, des conflits ne pourraient
manquer de naître, avec tôt ou tard des interventions militaires d’autant
plus destructrices que les civilisations seraient plus avancées. Imaginons un
instant les conséquences de conflits répétés entre des êtres capables
d’entreprendre des expéditions interstellaires ! Les distances considérables
séparant les ennemis ne feraient d’ailleurs qu’accroître la virulence des
réactions réciproques. Une colonisation extraterrestre traditionnelle
n’assurerait donc pas la sauvegarde de l’intelligence qui est notre objectif
primordial. Notre expérience ne pourrait être ignorée : la vie terrestre
n’est pas mieux sauvegardée depuis que toutes les terres de notre planète ont
été colonisées. C’est même exactement le contraire ! La population a certes
été multipliée, mais les risques d’autodestruction également.. La seule
multiplication des sources d’intelligence dans notre système ou dans la
galaxie ne serait donc qu’un leurre. Elle protègerait sans doute la vie contre
les risques naturels, mais les risques de nature anthropique croîtraient
constamment en raison de l’existence de ce lien ombilical devenant de plus en
plus complexe avec la dispersion cosmique de la vie. Rappelons-le
: La vie terrestre n’est pas mieux
sauvegardée depuis que les forces militaires et économiques des privilégiés
contrôlent toute la planète. Seules les sources de conflit ont été
multipliées, mais la vie elle-même n’a jamais été autant menacée. Sans une
réaction appropriée, l’espèce va tout droit vers son autodestruction. Les colons américains
auraient-ils pu oublier l’Europe ? Des liens aussi forts n’auraient pu être reniés.
Des colonies extraterrestres traditionnelles ne pourraient pareillement
rompre tout contact avec notre planète, et les relations deviendraient de
plus en plus explosives. Comment éviter une telle situation ? Le mieux serait encore
de faire ce que les colons américains ne pouvaient même pas envisager de faire : couper
“le cordon ombilical “ entre notre planète et la colonie extraterrestre dès
le depart. Une rupture des communications rendrait les conflits impossibles,
mais il faudrait pour cela un interdit suffisamment contraignant pour toutes
les parties concernées. Un tel interdit pourrait-il exister ? La rupture “du cordon
ombilical” semble impossible dans le sens terre-colonie. Notre planète ne pourrait en
effet abandonner totalement une colonie qu’elle aurait eu tant de mal à
établir. Ce serait d’ailleurs inhumain ! (Une mère ne peut ainsi jamais
vraiment abandonner ni oublier l’enfant qu’elle a mis au monde. Elle ne fait
parfois que le laisser aux bons soins de quelqu’un d’autre qu’elle estime
mieux placé qu’elle pour s’en occuper). Serions-nous donc condamnés à nous
exterminer bientôt sur cette planète, ou un peu plus tard si nous décidions
de coloniser l’espace ? La rupture du cordon
pourrait ne pas être impossible dans le sens colonie-terre (un enfant abandonné peut
oublier sa mère ainsi que ses frères et soeurs qu’il n’a jamais connus. C’est
même généralement le cas). Des colons totalement inconscients d’une
experience cosmique dans laquelle ils neauraient été que de purs objets
seraient totalement incapables d’entrer en relation avec leur planète-mère ou
avec d’autres colonies de l’homme. Pourraient-ils être
des robots ? Non, car des robots contreviendraient à notre loi de survie n°4. Ils
pourraient en effet être transformés en armes de destruction massive contre
d’éventuels extraterrestres, notamment en cas de folie de notre civilisation.
Une garantie concrête de la paix universelle doit être assurée par l’homme
avant toute dispersion de la vie. Une nouvelle pièce de
notre puzzle peut donc être placée : Pièce de puzzle ou loi
de survie n°5 : Pour assurer la non-violence et
l’équité, toute colonisation extraterrestre devra être réalisée avec une
forme de vie inconsciente. UNE SAUVEGARDE OPTIMALE Avec nos lois de
survie déjà énoncées, des germes de vie animale et végétale pourraient donc être implantés sur
une autre planète solaire rendue habitable. La vie terrestre est un
patrimoine unique, et s’il s’avère qu’elle est née par hasard, elle aurait
déjà plus de chances de poursuivre une évolution qui aurait accidentellement
été interrompue sur notre planète. Cette dispersion de la vie dans notre
système pourrait se faire avec les formes de vie les plus primitives apparues
depuis des milliards d’années, telles que les acides aminés, les bactéries,
les organismes mono ou multicellulaires… Si nous sommes seuls, l’univers
n’aurait déjà pas à tout recommencer à partir de zéro. La vie terrestre étant
apparue il y a moins de cinq milliards d’années, la plus grande partie de
l’expérience acquise par l’espèce serait sauvée, soit ~ 75% dans un
calendrier cosmique remontant au Big Bang.
Ce ne serait déjà pas négligeable ! Mais l’homme peut
faire mieux. Il serait dommage de devoir reprendre la croissance de l’intelligence
universelle à partir d’un niveau de développement aussi primitif après chaque
catastrophe cosmique. Dans le cadre de notre projet de sauvegarde, il semble
évident que cette implantation de la vie sur une autre planète doit se faire
avec la forme de vie la plus avancée possible. L’homme pourrait-il
transmettre toute l’expérience acquise ? Sans
doute pas, et une image pourait aider à le comprendre : quand il s’agit de
mettre à jour une étude de projet quelconque réalisée par différents
intervenants géographiquement isolés, toutes les modifications apportées par
chacun depuis la dernière revue devraient raisonnablement y être incluses.
Mais pour des raisons techniques ou administratives, quelques dernières mises
à jour pourraient manquer. C’est la raison pour laquelle il est si difficile
d’avoir un document aux toutes dernières normes. Que pourrait-il exister de
plus changeant que la vie ? Nous avons vu
précédemment que la non-violence et l’équité interdisent à l’homme toute colonisation
extraterrestre traditionnelle, mais il pourrait très bien y envoyer son
cousin le plus rapproché, à savoir, le singe. Ce choix n’irait pas à
l’encontre de notre loi de survie n°5 : l’homme ne pourrait jamais utiliser
des singes contre d’autres mondes. Une colonie de primates sur une autre
planète ne représenterait aucune menace pour des voisins ET, ni pour d’autres
colonies que l’homme pourrait établir. Notre puzzle peut donc s’enrichir d’une
nouvelle pièce : Pièce de puzzle ou loi
de survie n°6 : L’homme doit implanter des singes
d’origine terrestre sur une ou plusieurs planètes du système solaire pour
sauvegarder la vie et l’intelligence. Cette loi est elle
aussi inéluctable pour respecter la non-violence et l’équité. UNE MENACE POUR L’HOMME : LA DISPARITION
DES PRIMATES Face à la disparition
croissante des espèces, le choix du primate comme héritier de l’homme souligne
particulièrement l’urgence d’une solution du problème de survie de notre
civilisation planétaire. L’homme met de plus en plus en peril la vie animale
et les singes sont maintenant pourchassés dans leurs derniers retranchements.
S’ils venaient à disparaître, la survie même de l’homme serait elle aussi
compromise. Pourrait-il avoir recours à une espèce encore plus primitive pour
ce relais de transcendance qu’il doit assurer ? Sa responsabilité face à l’univers est
incommensurable ! Une sauvegarde
optimale de l’intelligence deviendrait impossible si nous poursuivions la dégradation de notre
écosystème. Si des êtres très avancés nous observent, ils sont comme
nous-mêmes des gardiens de la flamme d’intelligence dans cet univers, et
notre patrimoine cosmique est aussi le leur. Ils auraient donc leur mot à
dire et ne pourraient longtemps nous observer passivement devant cette folle
mise en péril de la vie universelle. L’humanité devrait un jour ou l’autre
répondre de cette irresponsabilité cosmique. L’écologie planétaire n’est pas une branche de la science
parmi d’autres, c’est la
science de toutes les sciences et celle de la survie de l’espèce. ….Suite >>> Tous
commentaires peuvent être adressés à :
sapiensplus@wanadoo.fr
|