|
UNE HOMINISATION EN
APARTHEID COSMIQUE Question : Le terraforming d’une planète ne
pourrait-il s’avérer impossible ? Réponse
: C’est un concept déjà ancien, mais l’hypothèse d’un échec doit être
envisagée et seules des études poussées pourraient finalement nous dire s’il
est faisable. En cas
d’obstacle majeur, les hommes se réfugieraient dans des souterrains, dans les
déserts, les océans, dans les zones les plus froides, etc., afin de préserver
l'apartheid cosmique. Toute cohabitation non masquée avec nos descendants
devrait jusqu’à la fin rester interdite. La terre entière devrait
éventuellement être évacuée pour que nos descendants ne puissent découvrir
notre existence. Notre
concentration dans des espaces réduits nous conduirait inéluctablement à une
évolution peu compatible avec l’individualisme actuel. L’évolution de l’homme
vers l’être artificiel lui permettrait en dernier lieu de se réfugier dans
l’espace en cas de terraforming vraiment impossible d’une autre planète. Notre
planète devrait alors avoir retrouvé son aspect d’origine et nous pourrions
la laisser en héritage à nos descendants. Comme déjà avancé, une trop longue
cohabitation ne pourrait en effet faire disparaître certains risques pour la
vie et l’intelligence. Q : Notre crèche ou nos crèches
extraterrestres étant enfin aménagées, faudrait-t-il attendre l’éveil de nos
héritiers des milliers, voire des millions d’années ?
Darwin ne donne aucune garantie sur
l’hominisation. Nos singes pourraient bien ne jamais s’éveiller à la
conscience ! R :
Une éducation attentive de notre descendance serait indispensable. Nous
pourrions bien sûr nous retirer en cours de route et nos héritiers
connaîtraient alors un sort d’orphelins ou d’enfants cosmiques livrés à
eux-mêmes. Mais comme pour nos enfants terrestres, l’abandon ne serait pas la
meilleure attitude à adopter. Une assistance masquée permettrait fort
heureusement de protéger et d’éduquer ceux de notre descendance pour un
meilleur éveil à la conscience. Comme
pour l’éducation de nos enfants biologiques, il nous faudrait beaucoup
apprendre par la pratique. Le métier de parent est toujours exercé sans
formation préalable, mais notre savoir-faire biologique nous y aiderait. Les
primates sélectionnés seraient appelés à devenir aptes à l’acquisition de
connaissances et des interventions dans leur cerveau devraient accélérer cet
éveil. Des progrès dans notre connaissance de l’organe humain ainsi qu'en
génétique devraient nous aider dans notre tâche d’assistance. Il
faudrait guider nos descendants dans leurs premiers pas vers la conscience.
Les aider par exemple dans la découverte du langage, un élément important
pour le développement de la vie sociale. Q : Nous faudrait-t-il leur enseigner le
Sanskrit, cette langue des premiers hommes? R :
Pourquoi pas le Sanskrit en effet. Il y a sans doute une sagesse dissimulée
dans les langues, les mythes et les légendes de nos ancêtres qu’il nous
faudrait faire passer. Sans jamais oublier que les lois très strictes de
l'apartheid cosmique devraient toujours être observées par l’homme. Nous
ne pourrions jamais leur donner des cours magistraux ! Notre
rôle serait en toutes circonstances de leur suggérer des solutions et de leur
laisser ensuite le bénéfice de la découverte, comme il est d’ailleurs depuis
toujours plus sage de le faire en matière d'éducation. Les enfants apprennent
toujours plus volontiers en procédant ainsi. Le modèle humain d’éducation
pourrait donc encore ici être appliqué. Q : Faudra-t-il ainsi tout leur faire
découvrir? R :
Pas tout. Les primates savent déjà beaucoup de choses puisqu’ils parviennent
depuis toujours à vivre dans le milieu très hostile que représente la jungle!
Mais ils devraient être introduits dans leur nouveau statut d’êtres appelés à
devenir intelligents. Il faudrait les initier à tout ce qui ferait désormais
partie de leur nouvelle existence. Ils seraient par exemple peu à peu
amenés à la découverte du feu, de l’élevage et de l’agriculture, des lois
physiques de la nature, etc. Avant de les laisser s’aventurer dans des
contrées plus froides, il faudrait leur apprendre à se vêtir. Sans jamais vouloir
précipiter les choses. L’éveil d’une espèce à la conscience ne pourrait se
faire qu’à son rythme…..>>>
Suite
|
|
L’homme veut-il vraiment
survivre ? par Benoît Lebon (Initialement paru à
la Société des Ecrivains, Paris 2006 : Une hominisation extraterrestre.
Egalement aux Editions Trafford, 2006,
Canada. Tous droits réservés) 5 : EVOLUTION
CONTROLEE EN APARTHEID
COSMIQUE
- Un role d’éducateur - Un besoin de paix - Science de la conscience - Une invisibilité globale - Une divinisation pour l’homme et d’amour & grossesse
cosmique de
l’homme de
l’homme UN NOBLE ROLE D’EDUCATEUR POUR L’HOMME (“Je trouve ridicule
qu’on laisse le choix, aux enfants ou aux familles, d’apprendre ceci plutôt
que cela” Alain, 1868-1951, Propos) Comme déjà vu précédemment, la “terraformation” d’une planète voisine serait une
entreprise complexe et de longue haleine. Réalisée en vue d’une dispersion de
la vie dans notre système solaire et au-delà, elle s’étalerait sur des
centaines d’années, sinon des milliers. Des difficultés inattendues
pourraient se présenter en cours de réalisation et des études de faisabilité
devraient être rapidement lancées dans une large coopération internationale.
Les planètes de type terrestre qui conviendraient le mieux devraient à priori
être Mars et Vénus, mais il appartiendrait aux spécialistes les plus
qualifiés de faire ce choix. Après cette opération qui se conclurait par la formation d’une atmosphère et d’un
environnement (oxygène, eau…), toutes les formes de vie terrestre y seraient
peu à peu implantées par un minimum de lancements orbitaux afin de réduire
autant que possible la pollution de notre planète-mère et de la colonie
extraterrestre. Des systèmes de propulsion avancés (
ascenseurs
spatiaux, etc.) devraient d’ici-là être développés
pour venir remplacer nos systèmes actuels bien trop pollueurs. Cette
colonisation extraterrestre serait par ailleurs facilitée par l’utilisation
de moyens scientifiques et technologiques modernes qui sont déjà développés
dans les domaines des sciences de la vie (procréation assistée, clonage….).
Ces moyens devraient alors avoir fait des progrès, et d’autres programmes de
recherches plus spécifiques pourraient également aider. Le transfert des
espèces aurait lieu dès que la planète “terraformée” aurait atteint les
normes requises. La grande aventure de sauvegarde de l’intelligence serait
alors lancée. Afin de réduire les traumatismes pour les bêtes, les primates et les autres
espèces implantés sur la planète choisie devraient trouver dès leur arrivée
des conditions à peu près semblables à celles de leur planète-mère. Tous les
moyens de surveillance et de contrôle qui seront étudiés par la suite
devraient donc avoir été installés avant leur arrivée, sur la planète
elle-même ou dans des vaisseaux mis en orbite. On peut raisonnablement
s’attendre à ce que la science et la technologie aient alors beaucoup avancé,
notamment dans la connaissance du cerveau et dans le domaine des
communications. Des transmissions sans fil ou sous d’autres formes devraient
autoriser des transferts discrets de données entre le cerveau du primate et
un observateur humain situé au sol ou en orbite. Des systèmes de télécommande
et de contrôle utilisés à des fins de supervision et d’éducation seraient
discrètement intégrés dans le corps même de l’animal. Ces équipements et
dispositifs pourraient même par la suite prendre la forme de véritables
organes artificiels, de nature biologique ou autre. La colonie extraterrestre devrait initialement être bien pourvue en énergie et
en autres ressources naturelles afin de permettre une totale autonomie de sa
population. Laissés en liberté sans autre intervention, des primates
pourraient peut-être devenir naturellement intelligents comme nous le serions
nous-mêmes devenus. Nous devrions en tous cas tout faire pour cela puisque
nous pourrions nous-mêmes être victimes d’un accident cosmique après les
avoir installés. C’est après tout pour cela que nous les aurions transportés
si loin. Mais si nous avons eu la chance, sinon davantage, de nous en tirer
sans l’aide de personne, les lois du hasard donneraient-elles à
l’intelligence une autre chance ? Si
des fruits sauvages existent bien dans la nature, ils ne s’améliorent guère
avec le temps. Ce serait en tous cas un pari bien aléatoire ! Combien de temps faudrait-il compter pour une hominisation de primates livrés à
eux-mêmes? D’après notre propre expérience,
une évolution autonome pourrait s’étaler sur une durée de sept à dix
millions d’années représentant le temps écoulé depuis la mort du dernier
ancêtre commun du singe et de l’homme. Cette durée pourrait malgré tout être
considérée comme relativement courte étant donné l’enjeu. Si l’homme devait
disparaître après ce déménagement, la vie de ces bêtes continuerait de toute
façon comme auparavant, et
l’intelligence aurait tout de même une chance de renaître. Selon la science
actuelle (Darwin et les autres), c’est ce qui serait arrivé sur cette planète
où l’homme aurait évolué sans aucune aide, à l’exception peut-être de celle
de Dieu pour les croyants. La science ne laisse jusqu’ici aucune autre
perspective. Mais si l’homme est devenu intelligent sans aucune aide, ne pourrait-il
malgré tout aider son cousin primate dans son évolution vers la conscience?
Un coup de main est souvent le bienvenu, et cette mise des bêtes en apartheid
devrait raisonnablement amener l’homme à faire d’autres pas. Nos colons
primates auraient bien d’autres avancées à faire avant de s’éveiller à la
conscience, et au nom de la sauvegarde de l’intelligence universelle, l’homme
devrait faire tout son possible pour accélérer cette évolution. Pourrait-il
éprouver du dédain devant une telle tâche ? Ce serait cette fois un sentiment
contre nature, et il n’aurait pas fallu entreprendre un tel déménagement pour
abandonner la besogne aussi facilement. Ce serait d’ailleurs une bien noble
tâche que d’assurer cette promotion vers la conscience : une autre façon de
donner la vie, une sorte d’enfantement! Après avoir mis au monde ses enfants
biologiques, l’homme doit bien les assister et les éduquer pendant longtemps,
et l’enfant ne pourrait vraiment devenir un homme autrement. Le primate
pourrait-il devenir un homme sans aucune éducation? Un coup de main ne serait
pas superflu, quoi qu’il en soit! En aidant l’animal dans sa promotion,
l’homme accomplirait une tâche qui ne manquerait pas de noblesse, une vraie
tâche de créateur. Ce serait une des plus nobles qu’il ait jamais accomplies
: L’humanité tout entière jouerait un role de guide cosmique dans la
promotion d’une espèce inférieure. Comme toujours à l’occasion de progrès en vue (planning familial,
avortement, procréation assistée, clonage…), certains objecteront que cela
irait contre des lois naturelles que seul Dieu pourrait changer! Mais le vent
et les oiseaux facilitent bien la dispersion des graines, et l’homme a
toujours utilisé les forces de la nature pour “la contrarier” depuis qu’il
est devenu intelligent, notamment avec les plantes. Des arbres stériles sont
ainsi devenus porteurs de fruits après avoir été greffés, et personne ne se
montre plus surpris devant ce “miracle”. Cette intervention dans l’éducation
des primates ne serait pas de nature différente. L’homme a déjà depuis
longtemps appris à rendre les animaux plus conformes à ses besoins grâce à
leur domestication, et beaucoup d’espèces sont ainsi devenues
physiologiquement bien différentes. Des primates “stériles” ne pourraient-ils
de même être “greffés” pour devenir un jour porteurs de “fruits”
d’intelligence ? Ce serait comme une sorte de culture ou de greffe pratiquée
depuis des milliers d’années. L’éducation des enfants peut déjà être
considérée comme une forme d’art ou de création, et elle peut parfois
accomplir des miracles. Après tout, toutes les céréales (blé, seigle, maïs…) et la plupart des légumes
d’aujourd’hui n’étaient au depart que des plantes sauvages. Ces plantes
auraient-elles pu acquérir leurs qualités actuelles de façon tout à fait
aléatoire. En réalité, seule l’intervention de l’homme a pu les amener à
prendre une forme “plus appropriée” (plus intelligente?). L’homme a peut-être
eu la chance de devenir intelligent sans aide, mais cette chance pourrait
être unique. Nous pourrions aider les primates à devenir porteurs de “fruits”,
comme nous le faisons déjà pour les plantes. Une
non-assistance dans
la promotion du primate serait de la non-assistance à vie intelligente en
danger! Un
besoin de paix et d’amour : Au lieu d’observer passivement les primates dans une évolution tout à fait
aléatoire qui ne pourrait de toute façon commencer qu’après la
“terraformation” d’une autre planète, soit sans doute après 1000 ans ou
davantage, l’homme ferait donc mieux de les préparer à ce déménagement
pendant cette longue période d’attente. Les futures colons pourraient pendant
ce temps acquérir une expérience significative dans des réserves terrestres
spécialement aménagées à cette fin. Cet aménagement sera présenté
ultérieurement, mais il est évident que notre société de consommation devrait
stopper cette invasion de la nature poursuivie depuis des décennies. L’homme
doit à son tour apprendre à vivre dans des réserves pour laisser à la faune
et à la flore l’espace qui leur revient. Combien de temps durera cette préparation au depart ? L’homme n’a pas
d’expérience en ce domaine, à moins de se référer à celle qu’il a acquise
dans l’éducation de ses propres enfants. Elle n’est d’ailleurs pas
négligeable. Les jeunes couples sont eux aussi appelés à assurer l’éducation
de leurs premiers enfants sans autre expérience que celle de leurs propres
parents ou aînés. Des extraterrestres avancés ne pourraient-ils d’ailleurs
pas avoir leur propre expérience dans
l’éducation de primates? Ils pourraient avoir assisté à la propre naissance
de l’homme, et peut-être même davantage ! Mais l’homme doit compter que sur ses propres forces. Avec ses moyens actuels, il
pourra d’ailleurs y faire face. Comme toujours en matière d’éducation, cette
tâche fera sans doute appel à toute son imagination. Les primates choisis
exigeront d’ailleurs autant d’abnégation et d’amour que des enfants
biologiques. Ils devront être considérés comme des enfants. Des équipes spécialisées dans tous les domaines de la science devront être
mobilisées en vue de cette évolution contrôlée qui sera une sorte de “grossesse
cosmique” vécue par l’espèce humaine et la planète enfin réunies en vue d’un
objectif commun : la sauvegarde de l’intelligence terrestre et universelle. L’homme doit
faire tout ce qu’il faut pour aménager un nid extraterrestre confortable pour
l’espèce héritière de l’humanité. Cette entreprise s’étalera probablement sur
plusieurs milliers d’années, et tout l’amour de l’espèce doit lui être
consacré. Une leçon à retenir : La femme
enceinte est naturellement l’objet d’une attention particulière de la part de
son entourage, et il en serait de même de notre planète-mère avec toute la
vie qu’elle porte. La Terre devra devenir l’objet de toutes les attentions de
l’homme. Comme la femme, elle pourrait en effet être conduite à avorter si
elle était trop bousculée. Au-delà de tous les crimes et les
erreurs (Goulag, rideau de fer…) des communistes soviétiques
dans leur vaine tentative de construction d’une nouvelle société, la
perspective historique montre maintenant clairement que l’échec était patent.
Cette “grossesse sociale” ne pouvait
réussir avec des “coups de pied au ventre”, comme ce fut en réalité le cas.
Ils n’avaient pas d’autre choix que l’abandon immédiat ou la résistance face
à une agression menée à toutes leurs frontières et sous toutes les formes
(militaire, économique, religieuse…), et face aussi à la course aux
arrmements qui leur était imposée. Cette agression des nations les plus
puissantes devait être contrée par un rideau de fer et par un état de terreur
tout aussi néfastes. S’il n’y a pas de place pour deux
espèces intelligentes sur une même planète, il semble bien
qu’il n’y ait pas non plus de place pour deux modèles de société, comme
devaient rapidement le révéler la chute du communisme et la mondialisation
sauvage. Le socialisme dans un seul pays était manifestement une illusion dès
le depart. Au lieu de l’accouchement d’une nouvelle société, il y a eu
avortement. Une mondialisation de notre civilisation semble donc inévitable,
mais quelle mondialisation ? La vie intelligente doit pouvoir compter sur l’homme durant cette grossesse
cosmique que l’humanité et la Terre sont appelées à réaliser ensemble. Tous
les savoirs et compétences doivent être réunis pour ce pas difficile. Cette
grossesse doit devenir la priorité des priorités, et tous les besoins non
indispensables à une vie normale doivent devenir secondaires. Tous les hommes
devront se sentir engagés dans cette sauvegarde de l’intelligence
universelle, et le chômage et l’oisiveté doivent disparaître. La main
d’oeuvre ne sera jamais trop abondante pour réaliser notre projet, et de
nouvelles spécialités sont à developper.
Les tâches ingrates devront en particulier être robotisées pour
libérer de nouvelles compétences. Combien de temps durera cette grossesse ? Cela dépendra probablement des progrès
de notre science et de notre technologie, ainsi que de notre capacité à faire
face aux difficultés qu’il faut nous préparer à rencontrer. SCIENCE DE LA CONSCIENCE ET GROSSESSE
COSMIQUE (“La coutume est une seconde nature qui détruit la première. Pourquoi la coutume
n’est-elle pas naturelle? J’ai bien peur que cette nature ne soit elle-même
qu’une première coutume, comme la coutume est une seconde nature.” Pascal,
Pensées sur l’homme) Quelles seraient les principales tâches à réaliser pour cette “grossesse
cosmique” vécue ensemble par l’humanité et sa planète en vue de sauvegarder
l’intelligence? Ce serait “une première” pour l’espèce et il faudrait donc
nous préparer à beaucoup innover. Les domaines de connaissance les plus
concernés seraient probablement liés aux sciences de la vie en général, mais
aussi à d’autres secteurs comme l’éducation et les sciences de l’ordinateur…
Après des études préliminaires dans ces différents axes de recherche, il
appartiendrait aux meilleurs spécialistes de choisir les voies à suivre en
fonction de leur propre experience. Mais il est d’ores et déjà possible
d’indiquer quelques directions : Réserves
terrestres : Dans le cadre de
notre projet, les rares réserves naturelles qui existent encore sur notre
planète ne pourraient actuellement servir sans être considérablement
transformées, et il faudrait impérativement en créer de nouvelles. Les
primates de notre future colonie ne pourraient commencer leur évolution vers
la conscience dans des espaces constamment agressés par notre société de
consommation (urbanisation, traffic, chasse, déforestation…). Plusieurs
réserves terrestres devraient être aménagées pour accueillir les
“élèves-primates” choisis. C’est une étape indispensable avant un
déménagement extraterrestre qui ne pourrait de toute façon intervenir avant
plusieurs centaines ou milliers d’années. Ces réserves terrestres ne pourraient plus comme aujourd’hui servir à des fins de
tourisme ou de commerce, et de larges zones périphériques avoisinantes
devraient également être libérées de toute activité intensive (agriculture,
tourisme…). Des millions d’emplois devraient donc être créés en cette
occation, et des millions d’autres aussi pour la “terraformaton” de la
colonie extraterrestre qui serait lancée simultanément. Il semble qu’au moins une réserve naturelle
devrait être aménagée sur chaque continent, à des latitudes appropriées pour
accueillir des primates. Pour des raisons de climat et de peuplement,
l’Europe devrait cependant en être exclue. Ausi vastes que possible dès le depart, ces réserves seraient par la suite
agrandies par étapes successives pour permettre une évolution ininterrompue
de l’espèce pendant au moins plusieurs centaines d’années. L’homme devrait
donc peu à peu libérer des espaces pour leur permettre la “conquête” de
nouveaux territoires tout au long de leur évolution, comme ce fut le cas pour
lui. Tous les nouveaux espaces transférés à la vie animale devraient bien
évidemment avoir retrouvé leur aspect primitif, les traces humaines (bâtiments,
monuments, routes, infrastructures…) ayant été préalablement éliminées. Nos
primates devraient en effet pouvoir évoluer normalement pendant la
“terraformation” extraterrestre, et l’homme serait ainsi appelé à coloniser
d’autres espaces terrestres inaccessibles à des primates et jusqu’ici laissés
inhabités (zones froides et désertiques, îles, archipels, milieux marins,
souterrains, stations orbitales…). Le monde de nos descendants cosmiques
devrait être protégé contre toutes les perturbations apportées par notre
monde civilisé (avions, routes et rails, bruits citadins, pollution,
tourisme…) Une migration de la plus grande partie de la population planétaire vers
l’hémisphère nord devrait par conséquent en résulter avant le déménagement
extraterrestre des primates. En fait, la plupart des régions tropicales
seraient progressivement laissées à la vie animale, à l’exception de quelques
zones protégées (déserts, souterrains…) situées près des reserves et équipées
pour recevoir les spécialistes et le personnel de formation. Cet exode humain
pourrait être préparé longtemps d’avance et réalisé très progressivement.
Tous les immigrants venant de l’hémisphère sud devraient à cette occasion
trouver une vraie place dans l’hémisphère nord à leur arrivée, et les vagues
successives de réfugiés qui se pressent actuellement à nos frontières sud
malgré toutes les obstructions des privilégiés annoncent déjà peut-être cet
exode ! Une invisibilité globale de l’homme : L’évolution contrôlée des primates vers la conscience sera une entreprise de
longue haleine. L’acquisition des incréments de conscience nécessaires à une
hominisation devraient rapidement être l’objet de projets de recherches
spécifiques menés par des équipes spécialisées regroupant différents domaines
(éducation, médicine, sciences de l’ordinateur, sciences de la vie…). Une
meilleure connaissance du cerveau humain serait en particulier requise. Ces
recherches auraient pour but de faciliter l’évolution des primates par
l’acquisition du langage, des manipulations génétiques appropriées...Il
appartiendrait aux plus éminents spécialistes de definir les axes de
recherche concernés, mais quelques pistes sont déjà apparentes : Sous réserve de l’expérience concrètement vécue, une cohabitation aussi restreinte
que possible serait sans doute tolérable en début de projet et même jusq’au
déménagement extraterrestre. Mais celle-ci ne pourrait longtemps durer
puisqu’il n’existe pas de place pour deux espèces intelligentes dans un même
espace. La cohabitation de différentes races est déjà difficile à vivre sur
cette planète, mais celle de différentes espèces conduirait inévitablement à
l’élimination des moins avancées, ce qui s’est sans doute produit aux temps
préhistoriques avec les espèces primitives apparues avant Homo Sapiens. Il semble donc indispensable que les pensionnaires de nos réserves naturelles
en viennent progressivement jusqu’à oublier l’existence de l’humanité pour
pouvoir évoluer vers la conscience dans un environnement où ils seraient
appelés à devenir un jour les maîtres. Ils ne pourraient progresser s’ils
restaient conscients d’une présence humaine à leurs côtés. L’homme devrait
donc se rendre invisible dans toutes ses interventions, tant dans son
apparence physique que dans ses réalisations. Tous les outils, machines,
constructions, … devraient ainsi être éliminés des réserves naturelles. Une
présence humaine auprès des primates ne pourrait conduire qu’à une formation
de singes-robots sans doute adroits et performants, mais pas à des êtres
vraiment conscients. Tous les objets artificiels laissés dans les réserves
devraient donc garder l’apparence d’objets naturels. De stricts protocoles d’intervention devraient être établis pour déterminer un
cadre approprié de relations possibles entre maîtres et élèves. Des contacts
très étroits seraient en effet toujours necessaires pour des opérations de
formation, sanitaires, etc. Tel le chasseur à l’affût, l’homme devrait se
rendre de plus en plus invisible, la bête ne devant jamais réussir à le
découvrir. Tout en restant primitif, les espaces destinés à la formation des
primates devraient en fait être équipés comme de véritables laboratoires
modernes, avec de multiples postes d’observation permettant le suivi des
primates dans leurs déplacements. Les accès aux réserves seraient câchés par
des obstacles naturels (chutes ou surfaces d’eau, souterrains…), les maîtres
étant capables d’observer et d’intervenir rapidement et facilement. Des
systèmes de télédétection/surveillance devraient être installés un peu
partout, ainsi que sur les pensionnaires eux-mêmes. Des robots présentant un
aspect naturel (pierres, troncs d’arbres, …) seraient largement utilisés à cette fin. Pour éviter
tout risque de rencontre fortuite, les frontières des réserves elles-mêmes
seraient finalement rendues inaccessibles aux primates par l’utilisation de
moyens de dissuasion indétectables pour des yeux de primitifs (champs
magnétiques répulsifs, bruits mystérieux…). L’homme devrait avec le temps devenir de plus en plus discret, la detection
de sa présence pouvant arrêter toute évolution. Appelé à ressembler un jour à
l’homme, le primate ne devrait jamais le voir sous son vrai jour, ni même
avoir une certitude de son existence. Fréquentes tout au long de cette
hominisation contrôlée, les interventions devraient donc toujours se faire
sous forme masquée ou par le moyen de ruses et d’artifices. Comme avec les
petits enfants, de simples masques ou ruses pourraient au début faire
l’affaire (masques d’animaux, mises en scène de situations ou d’évènements,
anaesthésie générale, médicine…), mais ce “théatre” devrait par la suite
trouver des formes plus complexes d’expression. Les primates déjà un peu
évolués deviendraient en effet moins candides que ceux en début de formation.
Cette science de l’invisibilité devrait devenir de plus en plus sophistiquée
lorsque les sujets seraient parvenus au niveau des hommes préhistoriques, et
encore davantage lorsqu’ils auraient attaint celui de l’homme moderne. Un cache-cache impossible ? : Des lecteurs
pourraient être surpis d’entendre que l’homme lui-même pourrait ne pas être capable de découvrir une
présence extraterrestre sur notre planète avec les moyens modernes dont nous disposons.
Mais avec une avance de milliers ou de millions d’années, l’art du
“cache-cache cosmique” pourrait être devenu très sophistiqué s’il faisait
partie de la stratégie des ET envers les espèces les moins avancées, comme ce
serait le cas pour nous-mêmes envers nos primates. L’écart d’intelligence
entre les parties ne serait jamais réduit (nos primates pourraient-ils nous
découvrir si nous ne le voulions pas?). Des observateurs ET de l’homme
disposeraient de même de moyens de contrôle et de surveillance dont nous
n’aurions aucune idée. Ils ne nous laisseraient les découvrir que lorsqu’ils
l’auraient décidé, et seulement si cela entre dans leur stratégie. Il serait
certainement vain de la part de l’homme de s’engager dans une compétition
avec de tels êtres pour tenter de les découvrir. Nos programmes actuels
(SETI…) n’ont aucune chance d’aboutir. Il deviendrait donc pour l’homme de plus en plus difficile de tromper
son élève-primate au fur et à mesure de son évolution vers la conscience, et
des ruses de plus en plus sophistiquées devraient donc être utilisées. Une
science du camouflage serait en permanence développée pour faire face aux
problèmes. Des techniques de surveillance et de contrôle de plus en plus
complexes seraient développées et toute l’imagination de l’homme serait
sollicitée, notamment par des moyens robotiques destinés à détecter les
réactions du primate face à des évènements de la vie quotidienne. De tels
systèmes seraient finalement remplacés par des manipulations génétiques et
des implants (artificiels, bios…) intégrés dans le cerveau ou dans d’autres
parties du corps. Ces équipements seraient naturellement facilités avec une
meilleure connaissance du cerveau. L’homme devrait finalement être capable de
“lire dans le cerveau du primate” et de prévoir ses réactions devant toute
situation. Il deviendrait progressivement “l’oeil mystérieux” dans la
conscience de son élève. Nos progrès scientifiques et technologiques nous permettraient de suivre cette
évolution de nos primates jusqu’à la conscience grâce à des moyens de plus en
plus sophistiqués rendus disponibles. Des programmes spécifiques de recherche
pourraient y être consacrés. Des tours de plus en plus complexes :
Les enfants et les gens un peu naïfs sont facilement émerveillés face aux
jeux de cirque (magie, etc.). Mais avec la popularisation de ces spectacles,
le public deviant de plus en plus informé, et les artistes sont amenés à
inventer des tours de plus en plus complexes. Nous serions conduits à faire
de même dans l’éducation de nos primates pour préserver l’apartheid. Les magiciens et les prophètes pouvaient
jadis tromper facilement, ne courant aucun risque
de se voir imposer des contrôles scientifiques ou de sérieuses enquêtes. Les
plus simples démonstrations pouvaient suffire pour convaincre. Il est à noter
à ce propos que les apparitions ou miracles traditionnels se font de plus en
plus rares. Ont-ils été remplacés par des manifestations extraterrestres,
elles-mêmes tout aussi incontrôlables et furtives? Une divinisation de l’homme : Une fois l’apartheid installé, l’homme pourrait
encore exceptionnellement apparaître ouvertement
devant les primates, mais en prenant des précautions particulières dans un
programme d’intervention comportant des objectifs bien définis. Il se
présenterait alors comme un être mystérieux et “divin”, doué de facultés
exceptionnelles et de pouvoirs magiques. Au cours de ces démonstrations, les
élèves ne devraient avoir aucun doute sur la nature exceptionnelle de l’homme
(extraterrestre, ange, créature venue du ciel?). Ces brêves “apparitions”
pourraient d’ailleurs être préalablement préparées ou même annoncées par la
mise en scène de figures symboliques (totems, figurines…) dans les reserves
naturelles. Elles seraient destinées à des élèves déjà un peu
conscients. Des acteurs tantôt éblouissants et tantôt
menaçants pourraient être utilisés en fonction des messages à faire passer.
Ces mises en scène pourraient être associées à des grondements d’orages, des
éclairs ou d’autres simulations de phénomènes naturels. Elles auraient pour but de susciter des
comportements de respect ou d’adoration, de crainte ou de terreur… D’autres
attitudes attendues des élèves pourraient aussi leur être inculquées de la
sorte. Ces interventions s’adresseraient à des
populations entières, mais aussi à des groupes restreints ou à des
individus. Différents thèmes de formation pourraient ainsi être programmés
par “les dieux” en vue de créer des liens sociaux entre les individus et de
faire naître des légendes ou des mythes au sein de la nouvelle espèce, tout
en nourrissant toujours le doute sur la réalité même de ces apparitions.
Cette culture du doute serait en effet indispensable pour maintenir un
apartheid cosmique sans lequel les élèves ne pourraient que devenir des
robots en chair et en os, sans aucune conscience réelle. Démonstrations d’acteurs : Des
incréments de conscience ou de savoir pourraient être apportés aux élèves par
l’institution de nouvelles conditions de vie ou par le moyen d’épreuves
imposées, et des techniques traditionnelles de mise en scène pourraient être
utiilisées à cette fin. Ainsi, avec
les moyens rendus possibles grâce à notre science et notre technologie, des
acteurs déguisés en primates (ou des robots primates) pourraient faire des
démonstrations sur des thèmes précis de formation. La naïveté du singe nous
serait d’une grande aide en cette occasion., mais notre imagination serait de
plus en plus sollicitée au fur et à mesure que le primate cheminerait vers la
conscience. La diversité des thèmes
est presque illimitée : vie
sociale, chasse et défence, hygiène… Des démonstrations pourraient ainsi être
mises en scène pour l’usage d’un outil ou divers enseignements : bâton/arme,
pierre/marteau, silex/couteau, arbre/pont, pierre creuse/bol, et plus tard,
pour la découverte du feu, du langage, la domestication des animaux,
l’agriculture, l’habillement, la construction d’une hutte… Des démonstrations
de plus en plus complexes deviendraient possibles lorsque la conscience
aurait grandi. L’acquisition de nouveaux outils ou savoirs ouvrirait ensuite
la porte à d’autres possibilités. L’évolution vers la conscience pourrait
ainsi progresser pas à pas. ...Suite >> Tous
commentaires peuvent être adressés à :
sapiensplus@wanadoo.fr
_______ |