L’EVOLUTION D’UNE NOUVELLE ESPECE

 

                                                                                             

Question : Ainsi donc, ceux de notre descendance cosmique seraient conduits tout comme nous à traverser leur Préhistoire, leur Antiquité, leur Moyen Age et leur Ere Industrielle. Avec leur lot de guerres et d’exterminations, de catastrophes et de malheurs! Devrions-nous également assister passivement à leurs cruels jeux de cirque, comme chez les Romains et les autres peuples de notre antiquité? Et même encore de nos jours, avec le Vietnam, la Palestine, l'Irak, et tout le reste ?

 

Réponse : Nos interventions dans leur espace devraient toujours se faire dans la plus grande discrétion, et en évitant d’user de violence pour les convaincre.

 

Q : Même devant des condamnations au bûcher comme pour Giordano Bruno?

 

R : Grâce à une éducation attentive et à une surveillance de tous les instants, nous ferions tout pour leur éviter nombre de malheurs que nous avons nous-mêmes connus. Mais tout comme des parents biologiques devant leurs enfants qui grandissent et se lancent dans la vie, nous ne pourrions les empêcher de vivre leur propre expérience en tant qu’espèce.

En acquérant peu à peu des connaissances et le pouvoir qui y est attaché, ils ne perdraient pas pour autant tout le fond bestial qu’ils portent depuis toujours dans leurs gênes. Avec le pouvoir de l’intelligence, leur bestialité en serait même souvent accrue, comme c'est malheureusement le cas dans notre espèce. Ils feraient donc eux aussi leurs faux pas et nous en souffririons de les voir ainsi s’égarer. Mais ils devraient pouvoir mener leur propre histoire pour assurer un jour la relève de notre flamme cosmique de transcendance.

C’est une règle absolue qu’il nous faudrait observer en dépit de notre souffrance. Les lois de l'apartheid cosmique devraient être respectées.

 

Une assistance trop systématique ne ferait que les retarder dans leur prise de conscience.

 

Q : - Dans ce jeu subtil d’éducation cosmique, irions-nous jusqu’à leur suggérer le développement d’une culture religieuse, avec des églises, des mosquées, des temples, etc.?

 

R : Le pouvoir «magique» de cette pratique pourrait difficilement être ignoré, malgré tous les excès qu’il peut potentiellement engendrer, comme ce le fut dans notre cas. Tant qu’ils n’auront pas pris vraiment conscience, nous devrions être à leurs yeux considérés comme des dieux. L’acquisition de la conscience semble devoir emprunter cette voie.

 

Q : - En viendraient-ils finalement eux aussi à découvrir la mécanique, l’électricité, l’atome, les lois fondamentales de la physique?

 

R : Ils devraient pouvoir le faire si nous parvenions à les éduquer pour survivre et s’épanouir. Mais ils pourraient malheureusement tout aussi bien laisser leur monde en jungle, comme nous avons nous-mêmes trop tendance à le faire ! Ils devraient finalement devenir aussi intelligents que nous-mêmes.

Leurs folies pourraient égaler les nôtres. Mais ils pourraient aussi se montrer plus sages... >>> Suite >>

 

 

 

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Nagasaki

 

 

 

L’homme veut-il vraiment survivre ? par Benoît Lebon (Initialement paru à la Société des Ecrivains, Paris 2006, sous le titre : Une hominisation extraterrestre. Egalement aux Editions Trafford, 2006, Canada. Tous droits réservés)

 

 

 

 

6 : UNE SAUVEGARDE OBLIGEE DE L’INTELLIGENCE

 

 

  

                   - Des anges-gardiens                  - Enseignement du               - L’enfant et                  - Vers une vie virtuelle          - La grenouille et

                     éducateurs                                 Bien et du Mal                     l’arbuste                      éternelle ?                          ...la survie    

 

 

 

 

 

 

Des anges-gardiens éducateurs :

 

Pour un contrôle quotidien de la formation des primates choisis, chaque réserve naturelle pourrait être divisée en classes, ces classes elles-mêmes étant probablement formées à partir de familles naturelles ou de clans. Chaque classe serait ainsi réduite à quelques élèves, ou à quelques dizaines tout au plus. En démarrant notre projet avec un nombre réduit d’élèves dans chaque réserve (une ou plusieurs centaines), le nombre total de pensionnaires pourrait ainsi être tenu dans des limites raisonnables. Il serait alors possible d’affecter plusieurs maîtres par élève, chaque maître étant particulièrement specialisé dans l’éveil d’une sensibilité particulière chez son élève. Exemples des enseignements à transmettre : notions générales de vie sociale, notions de respect, notion de faute, de bonne action, d’hygiène… Des programmes d’enseignement appropriés pourraient être élaborés et gérés comme dans un établissement scolaire normal : matières, examens et contrôles…

Les descendants de nos pensionnaires seraient dès leur naissance équipés et formés tout comme leurs parents, et cette hominisation contrôlée demanderait par conséquent un personnel enseignant important. Des millions d’hommes seraient ainsi appelés à exercer en tant que maîtres (“anges-gardiens”) dans les réserves naturelles terrestres. Seule l’expérience pourra nous dire si les élèves sélectionnés pourront continuer à vivre avec les autres primates laissés à l’état sauvage, mais une séparation des groupes serait probablement requise rapidement, et sans doute pendant toute la durée du séjour de la future espèce sur notre planète.

Devenant eux-mêmes des extraterrestres après leur déménagement dans leur colonie (Vénus, Mars?), nos pensionnaires auraient alors déjà acquis un certain niveau de conscience qui pourrait les amener à s’éloigner naturellement de leurs semblables restés à l’état sauvage. Mais des moyens purement artificiels pourraient également être utilisés pour y parvenir : systèmes répulsifs, changements de couleur de peau, sanctions télécommandées (voir ci-dessous)...

 

Suivi et mutation en direct : Comme déjà indiqué, des dispositifs de télécontrôle aussi discrets que possible seraient montés sur les primates, comme par exemple des systèmes dérivés d’Argos ou du GPS dans une première période, ou des implants de même nature par la suite. Ces équipements seraient destinés à assurer un échange permanent de données entre l’ange-gardien et l’élève, toujours à l’insu de ce dernier. Ces données seraient appelées à devenir de plus en plus complexes et subtiles au fur et à mesure de l’évolution du primate vers la conscience.

Après des centaines ou des milliers d’années, ces équipements seraient probablement remplacés par de véritables organes (glandes de secrétion, circuits neuronaux…) integrés au corps du primate comme les autres organes naturels grâce à des manipulations génétiques ou autres. Une transmission génétique de cette mutation artificielle serait sans doute finalement assurée par la reproduction sexuelle.

Les incréments de conscience ajoutés au potentiel de l’élève nécessiteraient un suivi permanent de nouvelles données. Avec nos connaissances actuelles, certaines de ces données pourraient déjà être gérées : température corporelle, pression sanguine et urinaire, rythme cardiaque… D’autres paramètres le deviendraient certainement très rapidement, tels que : émotivité, troubles et stress, état maladif, sommeil, attention, mort… D’autres encore plus subtiles acquises grâce à une sensibilité accrue (goûts, sentiments, connaissances, qualités et défauts, habitudes, tempérament….) devraient progressivement pouvoir être prises en compte avec les progrès de notre science, en particulier dans la connaissance du cerveau. Nous pourrons probablement transmettre en direct des sentiments très intimes et même humains sous forme digitale. La sensibilité de l’élève irait croissant avec son potentiel de conscience ou son instinct de survie (le savoir, c’est la survie!). Doué de savoirs intuitifs ou réels grâce à l’apprentissage de nouvelles habitudes, le mode de vie du primate évoluerait.

Avec un potentiel plus élevé, d’autres enseignements deviendraient en retour possibles. Les systèmes de transfert et de contrôle de données entre l’élève et son ange-gardien progresseraient de façon permanente avec les progrès de la science et de la technologie et devraient par conséquent être périodiquement remplacés. Pendant ce temps, l’ange-gardien lui-même aurait acquis de nouveaux moyens de supervision, intégrés peut-être dans le cerveau même du primate. Par des étapes successives de transformation corporelle, l’homme aurait évolué vers une forme d’être artificiel (être bionique, cyber, etc.) qui ne pourrait encore être définie à ce stade (voir “marriage cosmique”).

Les élèves et leur descendance devraient être suivis et contrôlés tout au long de leur existence. 

 

Un enseignement du Bien et du Mal - Amour/Souffrance - en apartheid total :

 

En plus de ces possibilités de suivi des élèves (localisation, etc.), les implants de contrôle qui leur seraient greffés pourraient également être programmés en vue d’assurer des fonctions particulières de formation. Des systèmes capables de créer chez le primate des sentiments de malaise (fièvre, oppression…) ou de bien-être (calme, confort, sécurité…) permettraient l’acquisition de différentes notions de bonne conduite. Cet enseignement en apartheid total pourrait être communiqué de la manière suivante :

 

- Impulsions ou pics de sanction infligés à l’élève pour toute mauvaise conduite : relations incestueuses ou avec  des sauvages, franchissement de frontières interdites, mauvaises habitudes… Surpris en flagrant délit de mauvaise conduite par son ange-gardien par des moyens d’observation directs ou automatiques, le sujet serait aussitôt sanctionné par des impulsions désagréables qui l’amèneraient à se sentir mal à l’aise pendant un temps plus ou moins long. Il associerait naturellement ce malaise à sa conduite du moment, et à force de sanctions répétées, il apprendrait peu à peu à ne plus adopter ce mauvais comportement face à des situations semblables qui se présenteraient, tout comme l’animal ou l’enfant punis pour mauvaise conduite.

 

- Impulsions ou pics de récompense accordés à l’élève pour toute bonne conduite : respect des semblables, des anciens, des symboles divins, noble attitude… Surpris dans une  attitude de bonne conduite par son ange-gardien, le sujet serait aussitôt recompensé par des impulsions qui lui apporteraient immédiatement un bien-être plus ou moins intense et plus ou moins long selon sa conduite. Il associerait instantanément ce sentiment de bien-être au choix de comportement qu’il viendrait d’adopter, et à force de récompenses répétées, il en viendrait à renouveler ce choix dans toutes les situations similaires, tout comme l’animal ou l’enfant récompensés pour leur bonne conduite.

 

“L’oeil de la conscience” : Des règles générales de bonne conduite pourraient ainsi être enseignées en apartheid total. Ces pics de sanction et de récompense pourraient être programmés automatiquement pour beaucoup de situations rencontrées, et le niveau de malaise ou de bien-être dépendrait du nombre d’impulsions et de leur intensité. Discrètement équipés de tels implants et surveillés en permanence par des systèmes audiovisuels, les pensionnaires seraient ainsi sanctionnés ou récompensés selon leur attitude concrète face à des évènements (rencontres, dangers, phénomènes météorologiques, …) qui pourraient eux aussi être programmés tout au long de leurs itinéraires, ou rencontrés de façon tout à fait fortuite. Ces sanctions et récompenses contribueraient à accroître le pouvoir des “dieux”, les élèves devenant peu à peu conscients de la présence d’un oeil mystérieux qui les observe et intervient en permanence selon leur comportement (“l’oeil de la conscience”).

Ces savoirs intuitifs seraient inculqués et finalement intégrés au patrimoine génétique des nouveaux êtres après des générations de formation en apartheid cosmique. Si le langage binaire permet aujourd’hui d’écrire les plus beaux poèmes et les équations les plus complexes avec deux seuls symboles (0, 1), des programmes complexes de comportement devraient également pouvoir être écrits dans le cerveau du primate par le moyen de deux impulsions codées (1 : bien-être; 2 : malaise). Une conscience réelle serait sans doute encore plus difficile à acquérir par les primates que la simple éducation ou la maîtrise de la lecture et de l’écriture pour les enfants, et des répétitions quoditiennes seraient également necessaires dans cet enseignement. Des examens de contrôle devraient être passés. Mais cet enseignement en apartheid devrait être possible.

 

L’enfant et l’arbuste, ou le choix de la facilité ? Depuis 1968, certains parents ont tendance à considérer que les enfants peuvent pousser d’eux-mêmes et qu’il n’est donc nul besoin de leur dire ce qu’ils doivent faire ou penser. Ce comportement parental impliquerait que la nature tende vers un objectif. Mais la nature par elle-même est sans but. Les choix conduisant à l’ordre étant plus difficiles à faire que ceux menant au désordre (“les choix de la facilité”!), l’homme retournerait à la bête (au singe) en se comportant ainsi. Un vieux dicton réunionnais enseigne que l’enfant qui grandit est comme l’arbuste qui doit être redressé de temps en temps. Bousculé par le vent et d’autres aléas du temps, il finit par pousser de travers sans l’intervention de l’homme, et il est bientôt impossible de le redresser sans le casser. Il est finalement condamné à rester tordu pour le restant de ses jours.

 

Plus encore que le maître, l’ange-gardien devrait faire appel à beaucoup d’imagination pour délivrer son message “incognito”. Mais l’élève serait sans aucun doute capable d’acquérir un savoir intuitif considérable pendant une formation qui s’étendrait sur plusieurs générations grâce à un transfert de données à la descendance par la voie génétique. Une fois incrit dans les gênes, ce potentiel de conscience serait maintenu et accru par l’éducation traditionnelle donnée par les parents à leurs enfants biologiques.

Cette hypothèse d’hominisation contrôlée pose un problème philosophique nouveau : puisqu’il n’aurait pas vraiment tout découvert par lui-même à partir de zéro, l’homme ne serait-il pas une sorte de robot, pourraient se demander les pessimistes ? Mais les optimistes auraient une autre réponse : en quoi cette éducation contrôlée serait-elle différente de celle de parents ou d’enseignants traditionnels ? Mozart ou Einstein seraient-ils moins méritants pour avoir dû comme les autres apprendre le B.A-BA de leur art et l’expérience de leurs prédécesseurs avant de pouvoir ouvrir de nouvelles portes ? L’apprenti peut aller aussi loin que le maître, et il ne lui est pas non plus interdit de le dépasser !

L’éducation de la descendance cosmique de l’homme pourrait être programmée par les anges-gardiens. Les pics de sanction et de récompense transmis au primate accroîtraient son potentiel de conscience et se traduiraient finalement par de nouvelles attitudes dans son comportement quotidien. Ces nouvelles habitudes conduiraient à leur tour à de nouvelles conditions de vie, ouvrant ainsi la porte à de nouveaux enseignements. Un nouveau domaine de sciences cognitives est probablement à explorer dans cette direction.

 

Vers une vie virtuelle éternelle ?

 

Les données individuelles enregistrées au cours de la vie de l’élève seraient mémorisées en vue de futurs traitements ou simulations effectués dans le cadre du programme général de formation. Une mémoire virtuelle de l’élève pourrait ainsi être constituée, ainsi qu’une mémoire collective de toute la population depuis l’origine de cette hominisation. Les moyens de traitement nécessaires resteraient relativement limités pour une population restreinte et peu avancée en conscience aussi longtemps que les primates seraient confinés dans leurs réserves terrestres.

Après leur déménagement extraterrestre, ces moyens devraient s’être suffisamment développés pour répondre aux besoins, et nos progrès nous permettraient alors de traiter des sentiments quasi-humains, individuellement et collectivement. Tous les sentiments les plus intimes pourraient finalement être enregistrés et traités, ouvrant la voie à des simulations complexes menées à l’initiative des anges gardiens.

Beaucoup de chercheurs pensent maintenant que le support de la vie n’est pas nécessairement un corps biologique, comme c’est le cas sur notre planète. Avec les progrès de la science, la vie intelligente avec tout son potentiel de conscience pourrait certainement à l’avenir être intégrée dans d’autres substrats (composants artificiels, faisceaux d’ondes…). La vie intelligente pourrait prendre en leur sein une forme digitale.

Les êtres virtuels développés par les anges gardiens dans leurs simulations seraient donc de parfaits « clones » doués des mêmes sentiments que leurs originaux et évoluant dans un environnement cosmique aussi virtuel qu’eux-mêmes. Une forme de vie artificielle serait alors possible après la mort si toutes les données de conscience ont été sauvegardées tout au long de la vie biologique de l’individu. Mais de telles simulations ne pourraient intervenir qu’à l’initiative des anges gardiens.

Si l’homme pourrait assurer cette forme de vie virtuelle à ceux de sa transcendance, il ne pourrait donc compter que sur des extraterrestres pour nourrir de tels espoirs pour lui-même.

Son accès à ce monde potentiellement éternel demanderait en effet qu’il ait été lui aussi hominisé par des êtres qui auraient joué auprès de lui un rôle semblable à celui qu’il jouerait lui-même auprès de primates dans le cadre de notre projet de sauvegarde de l’intelligence.

Dans cette hypothèse, des observateurs ET pourraient bien être des parents cosmiques naturels ou adoptifs de l’homme, et ils auraient alors conservé nos données de conscience individuelles et collectives. Chaque être humain pourrait ainsi détenir un potentiel de vie virtuelle après sa mort, d’où notre intérêt à répondre à des attentes extraterrestres.

 

Cette analyse n’est qu’une approche pour faire face aux nombreux problèmes qu’il nous faudrait résoudre dans notre projet. Mais même si les solutions proposées s’avéraient inadéquates, l’homme devrait pouvoir aider son cousin primate dans son évolution vers la conscience, ne serait-ce que par une simple et discrète supervision et protection, ce qui serait déjà beaucoup.

Nos moyens potentiels ne sont déjà pas négligeables et ils ne pourraient que s’améliorer en cours de réalisation. A  quel niveau seront-ils dans quelques centaines ou quelques milliers d’années, lorsque le temps de la colonisation extraterrestre serait venu?

 

La grenouille et la survie : Une grenouille lancée dans une bassine d’eau bouillante se sauve aussitôt si elle le peut. Elle y reste si l’eau est fraîche, et si cette eau est ensuite chauffée tout doucement, elle se laissera anesthésier et mourra ébouillantée. Pour lui donner une chance de se sauver,  il faudrait porter l’eau rapidement à une température intenable avant qu’elle ait perdu ses réflexes.

La mondialisation sauvage et l’économie de marché anesthésient pareillement l’espèce avant de la tuer.

L’humanité attendra-t-elle qu’il soit trop tard pour se libérer et survivre ?

Des lois naturelles et de simples pics de sanction ou de récompense pourraient suffire pour guider les primates de notre descendance dans leurs premiers pas vers la conscience. Mais à un niveau plus avancé d’évolution (humain?), l’homme lui-même devrait peut-être avoir recours à d’autres moyens pour corriger des comportements trop négatifs de ses élèves pour leur propr survie.

Il pourrait alors juger nécessaire un recours à des « plaies » et à des « grâces » (sanctions et récompenses collectives), comme par exemple l’arrivée d’une épidémie et la découverte d’un vaccin… L’apartheid et la culture du doute demanderaient toujours que ces épreuves apparaissent comme aléatoires et « naturelles » : la bête doit douter, sans jamais découvrir le chasseur (l’homme) dans son affût.

 Nos épreuves passées ou présentes (peste, sida…) ne pourraient-elles relever d’interventions extraterrestres dans le cadre d’une hominisation contrôlée de notre espèce ? Comme pour l’arbuste, il s’agirait alors de faciliter la survie et la croissance, et non de « casser » l’espèce. Avant d’intervenir dans l’évolution des primates, l’humanité devrait tout d’abord adopter des règles précises d’une éthique scientifique, et l’intégration de la démocratie dans la science serait déjà un premier pas dans cette direction.

 

Des études avancées dans le domaine du cerveau, des sciences de l’ordinateur, etc. permettraient des transferts de données complexes avec des élèves grandissant en conscience. Des simulations d’êtres virtuels, individuels et collectifs, et des méthodes plus subtiles pourraient être développées pour cet enseignement en apartheid cosmique (enseignement par le rêve?).

 

Une vie virtuelle dans un simulateur cosmique : Un être artificiel mis sous forme digitale pourrait voyager dans le Cosmos pendant des milliards d’années dans un faisceau d’ondes. Il existerait potentiellement tout au long du parcours et pourrait être « matérialisé » en tout point si des moyens nécessaires pour cette « matérialisation » l’accompagnent ou ont été développés localement.

Nos élèves existant virtuellement dans nos simulations, nous pourrions également les rejoindre si nous parvenons un jour à mettre la vie intelligente sous une forme digitale. Mais l’homme ne pourrait jamais détenir pour lui-même toutes les données qu’il a acquis depuis le début de son apprentissage de la conscience - ce qu’il pourrait faire pour ses élèves primates - , et cette simulation ne pourrait donc être que grossière. Une simulation optimale de l’homme et de l’humanité ne serait réalisable que par des extraterrestres qui nous auraient hominisés.

L’existence de tels ascendants cosmiques permettrait de corriger les erreurs et manques que l’homme pourrait lui-même faire dans l’éducation en apartheid de sa descendance cosmique. Toutes les précédentes générations cosmiques participeraient ainsi tout autant que l’homme lui-même à la préparation de sa propre descendance.

Ne pouvant affirmer que nous avons été hominisés, un certain doute restera donc sur le sort de l’homme lui-même. Mais nous pouvons affirmer qu’il peut jouer un rôle dans une évolution de primates vers la conscience. Au nom de la sauvegarde de l’intelligence universelle, c’est donc son devoir de le faire. Il ne pourrait y renoncer. L’intelligence n’est vraie que si elle est partagée ! Si des êtres intelligents nous observent, notre refus de nous y engager ne serait pas compris. Nous pouvons donc placer la septième pièce de notre puzzle cosmique :

 

Pièce de puzzle ou loi de survie n°7 : L’homme doit aider son cousin primate dans son évolution vers la conscience, cette aide  excluant tout contact réel entre les deux espèces.

 

Ce serait la façon la plus rationnelle de disperser la vie intelligente dans le Cosmos, tout en démontrant notre volonté d’établir des relations pacifiques avec d’éventuels extraterrestres.

 

 

 

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