UNE CONFIRMATION D’HOMINISATION

 

 

Question : Une expérience, même cosmique, ne pourrait se poursuivre indéfiniment. Viendrait le jour de faire le bilan et conclure cette hominisation contrôlée. A quel moment pourrions-nous dire que nous aurions réussi ou non ? Devrions-nous attendre que nos descendants cosmiques fassent exploser leur première bombe atomique, ou qu’ils lancent à leur tour des engins spatiaux?

 

Réponse : De telles réalisations ne prouveraient en rien qu’ils seraient devenus une espèce adulte, capable de prendre le relais de notre flamme de transcendance. Ce ne serait certainement pas une preuve de sagesse. Parvenus à ce niveau de développement scientifique et technologique, ils pourraient encore mieux se détruire sans avoir vraiment pris conscience. Les voies de l’autodestruction sont innombrables, comme nous pouvons maintenant le savoir.

Notre expérience cosmique pourrait bien même alors être définitivement ratée.

 

Q : Alors quoi? Nous ne pourrions jamais jeter nos masques et nous libérer de cette tutelle tant qu’ils n’auraient pas effectivement pris conscience. Leurs déclarations et prières ne pourraient en effet être suffisamment convaincantes pour lever notre surveillance! Par quelle réalisation concrète pourraient-ils donc nous donner la preuve que nous pourrions leur faire confiance ?

 

R : Par une seule et unique à vrai dire : en se préparant eux-mêmes à faire l’expérience que nous leur aurions fait vivre. En s’engageant eux aussi résolument dans un projet de transmission de leur flamme à d’autres primates. La simple raison nous indique que ce serait la seule façon de nous prouver qu’ils auraient pris vraiment conscience et qu’ils seraient enfin aptes à assurer le relais.

 

Q : En prenant finalement conscience de notre rôle grâce au lancement de leur propre projet cosmique, nos descendants n’en viendraient-ils pas à nous  reprocher de les avoir mis au monde de la conscience ?

 

R : Tous les enfants peuvent lancer un jour de tels reproches à leurs parents. N’est-ce pas là déjà le cas sur notre planète?

 

 VERS UNE NOUVELLE ERE COSMIQUE

 

 

Q : Nos opérations de terraforming de planètes étant terminées d’ici quelques centaines ou quelques milliers d’années, il nous faudrait quand même quitter notre planète qui serait alors devenue surpeuplée, avec probablement plus de dix milliards d’habitants. Un déménagement de colons primates pourrait alors ne plus être une priorité pour l'homme. Pourquoi encore ne pas commencer dès que possible avec quelques colons traditionnels sur Mars au lieu de cette hominisation contrôlée d'une autre espèce ? Plus de dix milliards d’êtres biologiques à faire quitter la Terre, c’est une mission impossible!

 

R : Tout d’abord, notre existence dans des camps terrestres de plus en plus peuplés nous aurait forcés à contrôler notre population pour seulement survivre. Et il ne s’agirait de toute façon pas de coloniser le Cosmos avec des êtres biologiques de notre nature. Cela serait impossible et un Cosmos intelligent ne nous le permettrait pas puisque nous deviendrions alors un danger pour la vie qui pourrait exister ailleurs !

Sans parler de notre modèle économique qui pourrait toujours être changé, la colonisation des terres de notre planète nous a amplement démontré que nous ne pourrions procéder de même au niveau de notre système ou de la galaxie. L'homme en tant que tel est un prédateur !

 

Q : Alors quoi? Que deviendrions-nous si nous devions malgré tout partir?

 

R : L’homme serait entre temps devenu artificiel. Nous pouvons déjà nous faire greffer des organes artificiels (cœur, rein, etc.) lorsque les naturels deviennent défaillants, et cette pratique irait en se développant. L’homme pourrait dans une prochaine étape devenir peu à peu un assemblage de pièces détachées.     >>>  Page +

 

 

 

 

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Ce site présente un projet de terraformation ( terraforming ) de Mars ou d’autres planètes en vue d’une hominisation  contrôlée – humanisation – de primates passant par des étapes comparables à celles de l’ évolution des hommes préhistoriques jusqu’à l’homme moderne.  Comme nous pourrions réaliser ce projet si nous le décidions, l’intelligence de l’homme pourrait bien résulter d’une telle évolution menée par une précédente civilisation stellaire .

 

 

 

 

L’homme veut-il vraiment survivre ? par Benoît Lebon (Initialement paru à la Société des Ecrivains, Paris 2006, sous le titre : Une hominisation extraterrestre. Egalement aux Editions Trafford, 2006, Canada. Tous droits réservés)

 

 

 

 

7 : VERS L’ETRE ARTIFICIEL ET UNE NOUVELLE ERE

 

 

  

                   - Une mobilisation              - L’homme nouveau            - Père Noël,           - Princes             - Une longue          - Une démocratie de

                     indispensable                    comme système               cigognes …            et gueux              ficelle à tirer          grands fauves

 

               - Une gestion planétaire           - Un choix pour l’homme :                    - Siège de l’ONU

                 rationnelle                              Survie collective ou mort

 

 

 

 

 

Nous avons défini des lois requises pour une survie de l’espèce face à des ET avancés. Nous pourrions commencer la sauvegarde de l’intelligence universelle avec les moyens dont nous disposons. Il est temps de démontrer que l’homme est vraiment intelligent.

Nos chances de survie sont quotidiennement réduites et des progrès futurs ne pourraient que les accroître.

De nouvelles sciences sont à découvrir et des dizaines de millions d’emplois nous attendent dans les réserves naturelles et dans la colonie extraterrestre. Les fléaux liés au marché (chômage, guerres et insécurité, faim, désespoir…) doivent être écartés. L’espèce tout entière doit s’engager vers un objectif commun qui contribuerait déjà à amener la paix et le progrès.

 

 

 

UNE MOBILISATION INDISPENSABLE DE L’ESPECE

 

Face à nous-mêmes et à des observateurs ET, il nous faudrait cependant dès maintenant rester crédibles en adoptant une attitude cohérente avec nos objectifs. Nous ne pourrions réussir en conservant des pratiques sociales qui ne sont plus de mise dans l’ère cosmique dans laquelle il nous faut maintenant entrer. Le bon sens et la raison nous commandent de sortir de cette mondialisation sauvage et de cet impérialisme de marché au service d’une minorité de privilégiés. D’autres critères de développement doivent être donnés à la production et à la consommation. Cette avidité des privilégiés à consommer toujours davantage n’est pas une démonstration d’intelligence de l’espèce et ne peut que nourrir des doutes sur notre volonté de paix chez des observateurs. Nous ne répondrions plus à leurs attentes et notre survie serait alors compromise.

Tout en réalisant notre projet de sauvegarde de l’intelligence, la vie humaine devrait bien sûr continuer en s’épanouissant toujours davantage. Les besoins de la majorité de la population devraient vraiment être pris en compte et notre planète pourrait y répondre si la plus grande partie de la production n’était plus consacrée aux privilégiés comme c’est actuellement le cas. Cette injustice ne pourrait être perpétuée et les frontières devraient être vraiment ouvertes. Contrairement aux pratiques habituelles de l’impérialisme de marché, les privilégiés seraient appelés à apprendre aux défavorisés comment produire pour eux-mêmes. Les leaders actuels de l’espèce détiennent en effet les moyens requis pour cela et ils sont les plus qualifiés pour le faire en raison de l’expérience qu’ils ont acquise en monopolisant tous les pouvoirs à leur profit tout au long de l’histoire. Le temps est venu d’utiliser cette compétence en la mettant au service de l’espèce tout entière. La production devrait être maintenue à un niveau adéquat pour répondre aux besoins de l’humanité, et en particulier des plus exclus qui devraient être servis en priorité. De nouveaux moyens devraient être consacrés pour éradiquer les racines de l’ignorance, la science servant dorénavant de base à nos actions.

Un nouveau contrat humain : En cheminant vers la conscience, l’homme devait sans doute passer par l’égoïsme et la violence, vraies racines d’un capitalisme qui a d’ailleurs longtemps été porteur de progrès ! Mais ces héritages d’une vie primitive et sauvage doivent être dépassés, et un affrontement de classes tel que le pronait naguère le communisme ne ferait que précipiter la décadence de l’espèce. Aucune classe sociale ne pourrait s’en sortir seule, et nous sommes dorénavant condamnés à nous entendre ou à disparaître. Les hommes doivent réaliser que la violence est à la base de tous les maux de l’humanité. Si les plus forts détiennent les principales clés du dialogue à engager pour entrer dans cette nouvelle ère, les plus faibles doivent aussi apprendre à ne plus privilégier la voie de la violence pour se libérer. Les plus nantis sont des partenaires potentiels qui doivent être pacifiquement convaincus d’accepter un nouveau contrat humain qui les appelle à renoncer progressivement à tous leurs privilèges. Une consommation et une croissance sans fin ne pourraient rester les objectifs d’une espèce vraiment intelligente. Son but devrait être la sauvegarde de l’intelligence universelle, et comme en période de guerre, presque tous ses efforts devraient y être consacrés. L’intérêt individuel ne doit plus occuper toute la place, et l’économie de la planète doit être organisée dans cette perspective. Notre civilisation planétaire doit à la fois prendre en compte l’intérêt individuel et l’intérêt collectif. 

Une décroissance de la production serait à rechercher aussitôt qu’elle apparaîtrait possible dans un secteur particulier, comme par exemple dans l’automobile. L’objectif ne doit plus être une production annuelle de plus en plus grande, mais la production la plus réduite possible pour une optimisation générale du transport. La voiture elle-même deviendrait un simple moyen de transport, un outil au service de l’homme. Et il en serait de même de tous les objets de consommation (TV, portables, …). L’objectif permanent serait une optimisation générale de la production et de la consommation. Notre planète n’a plus les moyens de satisfaire les caprices d’une minorité de privilégiés en gaspillant une énergie qui doit être consacrée prioritairement à la sauvegarde de l’intelligence. Une mauvaise gestion ne pourrait le permettre.

 

Produire et consommer localement : La mondialisation sauvage de l’économie ne prend pas en compte les coûts réels de production. La publicité et les formes traditionnelles de propagande peuvent dès lors difficilement cacher le mépris général de l’économie de marché pour l’intérêt public. Les profits de la mondialisation sont en effet bien encaissés au profit des privilégiés, mais les pertes qui en résultent en definitive (pollution, épuisement des resssources…) sont socialement assumées par l’espèce en tant que telle. Si ces pertes étaient vraiment intégrées dès le départ dans les coûts de production, cette mondialisation sauvage serait bien moins rentable pour les privilégiés. La vie terrestre paie ainsi un lourd tribut pour cette mauvaise gestion.

Si nous voulons survivre, les gestionnaires de cette planète doivent se mettre au service de la vie terrestre, et pas le contraire ! A titre d’exemple, les particuliers sont justement stigmatisés pour tout usage injustifié d’énergie à domicile (électricité, eau…), mais des bureaux et des usines sont fermés et déménagés à l’autre bout du monde, ce qui se traduit immédiatement par un trafic permanent de véhicules, de gens et de marchandises (ordinateurs, TV, fruits, légumes…) pour alimenter un commerce international d’import-export totalement irresponsable qui pollue et épuise la planète. La plupart de ces transferts sont de surcroît réalisés grâce à des subventions publiques, et on fait mine de croire que tout cela est rentable! Mais rentable pour qui, sinon pour une classe de privilégiés ?

Il existe des milliers d’exemples semblables, comme dans le cas de transports de produits agricoles sur des milliers de km dans le seul but de détruire des marchés locaux, éventuellement encore par le truchement de subventions publiques. Dans la plupart des cas, ces produits importés ne seraient certainement pas plus rentables que les produits locaux si on y intégrait toutes les pertes potentielles que cela entraîne : chômage local et exploitation de travailleurs, pollution et insécurité, vies détruites, drogue et prostitution, subventions publiques… C’est bien le consommateur qui doit en definitive payer les dégâts : par la perte de son emploi et la destruction de son environnement !

Le profit est une forme de pillage dans une guerre ouverte contre la vie terrestre !

 

L’homme nouveau vu en tant que système

 

La sauvegarde de l’intelligence requiert une optimisation dans laquelle l’homme est le principal acteur, un acteur qui doit toujours progresser. L’homme vu en tant que système permettrait des relations sociales plus harmonieuses. Le comportement social doit en effet être contrôlé dans toute communauté, et comme cela a pu être démontré par de récentes applications de la technologie moderne, l’homme n’est pas le meilleur contrôleur en la matière. S’il est contrôlé démocratiquement, le robot est bien meilleur que lui. Seul le robot peut en efffet rester incorruptible !

Un usage plus large d’automatismes conduirait à une meilleure fiabilité des contrôles et la plupart des procédures de vérification pourraient maintenant être assurées par des robots. Si le policier ou l’agent public peut toujours être corrompu ou tout simplement se montrer négligent, un radar installé sur le bord de la route est plus difficile à corrompre, et il pourrait en être de même pour beaucoup de contrôles (identité, assurance, pollution, santé, justice, legislation…). Un robot peut en outre toujours croître en performance. Les champs d’application sont pratiquement illimités. 

Un monde robotisé serait-il potentiellement moins humain et la liberté compromise? Avec une robotique consacrée presque totalement à leur seul profit, les privilégiés veulent faire peur en lançant des slogans tels que “Danger Liberté!” ou “Monde de Bigbrother” comme épouvantails. Contrôlant déjà toute la société grâce à leurs réseaux d’affaires, ils sont naturellement opposés à tout contrôle réel de leurs activités, préférant s’en tenir à des “lois” qui relèvent davantage de celles de la jungle que de la vraie démocratie.

La loi devrait d’abord protéger les défavorisés, et elle serait en definitive mieux appliquée par des robots. Si un vrai contrôle par l’homme de la corruption régnant principalement chez les privilégiés est pratiquement impossible, ce contrôle pourrait être fait par des robots, et la corruption serait ainsi grandement réduite. Les défavorisés n’ont pour leur part rien à craindre d’un contrôle robotique. Qui à part les hors-la-loi et les privilégiés préfèrerait vivre dans une société où les droits légitimes de l’homme sont le plus souvent ignorés, où les plus faibles sont soumis à de véritables lois de la jungle que sont le plus souvent les lois de l’économie de marché ?

Il n’y aurait rien de dégradant à considérer l’homme comme un système. Ainsi, une voiture équipée d’un nouveau moteur n’est pas moins performante qu’une ancienne, bien au contraire. Elle a de nouveaux atouts : moins bruyante, plus fiable, moins polluante, nouvelles commandes…

Et surtout, elle consomme moins d’énergie.

Il pourrait en être de même avec un homme nouveau qui viendrait après l’ancien qui est souvent irrationnel et qui représente une proie idéale pour le fanatisme du marché. Considéré comme un système, l’homme nouveau pourrait apprendre à consommer moins d’énergie tout en étant plus performant. Il jouirait donc de meilleures conditions de vie et son potentiel d’épanouissement serait pratiquement illimité. Beaucoup d’énergie pourrait ainsi être économisée. Chacun peut voir autour de lui des moyens de réduire la consommation d’énergie tout en améliorant les conditions de vie. Une décroissance de la production et de la consommation deviendrait finalement possible.

 

Une Mondialisation Sauvage de la production et des échanges n’est pas compatible avec une sauvegarde de la vie intelligente. Un marché “compétitif” est incompatible avec la survie de l’espèce ! L’homme pourrait économiser son énergie tout en vivant mieux en adoptant la loi de suvie suivante :

 

Pièce de puzzle ou loi de survie n°8 : L’homme doit réduire ses besoins en énergie en optimisant tous les systèmes de production et de consommation et en se considérant lui-même comme un système.

 

La production doit être poursuivie pour supporter un projet cosmique qui nécessitera pendant très longtemps des investissements considérables. Engagés dans une voie de non violence et d’équité, toutes nos expériences devraient servir, y compris celles de la guerre qui nous ont appris à mettre la question de la défense au-dessus de toutes les autres en période de danger. Nous sommes maintenant dans une situation semblable, même s’il ne s’agit plus cette fois de la defense d’une seule nation, mais de l’espèce tout entière.  

“Il n’y a pas d’ennemi à la frontière”, pourrait-on objecter. C’est vrai. Il n’y a pas d’ennemi au sens traditionnel du terme, et l’homme n’a à craindre que lui-même. Des êtres avancés ne pourraient être que pacifiques envers lui. Mais ils pourraient aussi avoir leurs propres responsabilités à assumer dans la sauvegarde de la vie intelligente, et nous ne pourrions aller contre cette loi. Ils ne pourraient rester passifs devant un comportement irresponsable de l’homme.

Ils n’attendent d’ailleurs rien de nous qu’un comportement cohérent et raisonnable. Chacun peut verifier qu’il n’y a pas d’issue hors des lois de survie mentionnées. Rien ne serait donc négociable et nous irions vers l’autodestruction si nous y renoncions. Il n’y a pas d’ennemi à la frontière terrestre, mais très probablement (la part du doute!), des observateurs attendant de l’homme une démonstration de son souci de sauvegarder l’intelligence, et ce souci ne peut être démontré que par sa propre capacité de survie !

 

 

Le Père Noël, les cigognes, les choux et les roses...

 

Face au problème extraterrestre, l’homme se comporte un peu comme l’enfant face au mystère de la vie en général, et de sa propre naissance.

Instruit depuis son plus jeune âge de l’existence du Père Noël et de la venue au monde des bébés apportés par les cigognes ou trouvés fort opportunément dans les choux ou dans les roses, l’enfant fait toujours mine d’y croire encore malgré tout un faisceau de présomptions qui s’étoffe chaque jour davantage pour lui dire exactement le contraire (le gros ventre de la voisine, des mots chuchotés, la sexualité des animaux, les visites répétées du docteur, etc.).

Au fond, cela l’arrange aussi un peu de faire semblant d’y croire le plus longtemps possible : le silence complice de ses parents l’y pousse et il y a de nombreuses occasions de cadeaux en jeu ! 

Mais le temps passant, il doit quand même un jour rejoindre le monde des adultes sous peine de prendre finalement le risque d’être cl